Des décisions fortes et concrètes : une troisième génération des droits des femmes

Droits des femmes Publié le 1 décembre 2012

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Changer en profondeur notre société, pour qu’enfin les femmes de notre pays prennent toute leur place, c’est-à-dire une place égale à celle des hommes. Agir sur les racines autant que sur les effets des inégalités entre sexes pour construire une société de l’égalité réelle. C’est mon ambition, notre ambition collective.

C’est tout le travail que nous menons depuis le mois de mai qui apparait au grand jour ce vendredi 30 novembre avec le comité interministériel des droits des femmes qui a réuni  autour du Premier ministre, l’ensemble du gouvernement, pour acter définitivement un arsenal de mesures en faveur de l’égalité.  Ce comité ne s’était pas réuni depuis 12 ans.

Un changement aussi profond et aussi important de la société nécessite bien sûr des lois et il y en aura. Il requiert aussi et surtout la mobilisation de tous les ministres de ce premier gouvernement totalement paritaire, une première dans l’histoire.

Les inégalités, les stéréotypes, les barrières, les plafonds auxquels se heurtent les femmes sont partout depuis la maternelle et jusque dans le travail, le cadre familial et les médias. C’est pourquoi nous avons décidé de changer de rythme et de méthode. Alors, oui nous ferons au premier semestre 2013, une grande loi sur les droits des femmes. Mais nous prendrons aussi sans attendre des mesures indispensables pour faire entrer une nouvelle culture de l’égalité dans toutes les institutions de la société : l’école, la famille, l’administration publique, le Parlement, l’entreprise, les médias, les associations, les mouvements d’éducation populaire, les fédérations sportives…

Cette nouvelle culture de l’égalité qui irriguera notre pays, nous en bénéficieront toutes et tous. Cette culture de l’égalité sera, comme l’expliquait Jeudi dernier le chef d’entreprise Antoine de Gabrielli lors notre conférence à Lyon, aussi une culture de liberté. Plus de liberté pour les femmes comme pour les hommes. Liberté pour les femmes qui pourront s’engager sur des voies professionnelles nouvelles, liberté pour les hommes d’envisager de nouveaux équilibres de vie sans stigmatisation.

Les années passées ont été celles du pessimisme qui paralyse et bloque la marche vers l’égalité. Notre programme est un programme d’espoir. A travers la question des droits des femmes, nous posons la question des rythmes de la société, de notre manière de produire, de nos valeurs.

Nous avons un rendez-vous à tenir avec l’histoire d’une gauche qui, depuis le front populaire remet pas à pas les femmes à égalité avec les hommes dans la société. Ce rendez-vous c’est aussi le votre. Vous aussi, emparez-vous de ce combat. C’est ainsi qu’enfin l’égalité femmes-hommes sonnera comme une évidence.

Pour découvrir le plan pour l’égalité femmes-hommes :

A voir aussi les autres documents présentés lors du comité :

– La vidéo « Le sexisme, c’est pas mon genre», diffusée lors du Comité interministériel,

– La synthèse des contributions des organisations et des contributions citoyennes,

– Les contributions personnelles des ministres à la préparation du Comité interministériel,

– Les chiffres clés des inégalités femmes – hommes.

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11 commentaires sur Des décisions fortes et concrètes : une troisième génération des droits des femmes

  1. Gérard Eloi

    @ Ddav,

    Où as-tu trouvé des « lois aux relents staliniens » ?

    Parler d’égalité serait donc pour toi « stalinien » ?

    Donc, toujours selon tes principes, les lois d’abolition de l’esclavage (par exemple) seraient staliniennes, et mériteraient alors d’être révoquées ?

    Je sens ton comm déraper sur un terrain très glissant…
    Ce sont sans doute les conditions hivernales qui conduisent au dérapage…

  2. ddav

    Au fait, qui demande cette « égalité réelle à coup de lois (et il y en aura!) » aux relents staliniens … ?

  3. Gérard Eloi

    @ Will,

    « Mais ces valeurs morales ne sont plus enseignées à nos enfants depuis que leurs mamans n’ont plus le temps de bien les éduquer… »

    Exact. Mais pourquoi seraient-ce les mamans toutes seules qui seraient chargées d’éduquer ?

    Tu parles du temps de la « femme au foyer »…Un temps qui a disparu, parce que si alors un salaire pouvait faire vivre une famille, aujourd’hui deux salaires sont indispensables.
    Ce qu’il faudrait, c’est qu’un seul salaire suffise à nouveau. Soit un seul parent travaille, soit les deux travaillent, mais à mi-temps !

    @ Bus

    « … dictature car on fait des lois mais on n’aide pas
    BELCACEM EST incompétente car elle parle en pensant politique … »

    Avant de juger de la compétence des gens, vérifie tes compétences orthographiques.

    Avant de mettre en doute les compétences de Najat VB, lis son livre « Raison de plus ».

    Mais il faut

    1) Savoir lire
    2) Comprendre ce qu’on lit !
    (Dans ton cas, c’est pas gagné…)

    @ Laurent,

    « …l’égalité réelle est le plus grand danger qui ai jamais menacé les être humain… »

    La première revendication : « A travail égal, salaire égal ».

    Or, en France, l’écart salarial hommes-femmes est de 17,5 % :

    http://www.eurosduvillage.eu/Egalite-femmes-hommes-ou-en-est-l,4687.html

    Extrait :

    « …
    les femmes représentent 51% de la population de l’UE
    elles constituent 24% des membres Parlements nationaux de l’UE
    elles constituent 27% des ministres nationaux de l’UE
    33% des chefs d’entreprise sont des femmes
    l’écart de rémunération hommes/femmes s’élève à 17,5%
    22% des femmes de plus de 65 ans sont menacées par la pauvreté
    12% des membres de conseils d’administrations cotées en bourse sont des femmes
    3% des présidents de ces conseils d’administration sont des femmes
    le taux de chômage des femmes s’élève à 9,5% en 2010, celui des hommes à 9,6%
    … »

    Si tu trouves ça logique, c’est que nous n’avons pas le même sens de la logique et de l’équité.

  4. Marès

    Cette course à l’égalité est d’une bêtise sans nom. La vraie égalité, celle qui épanouie l’être humain,c’est celle qui fait qu’homme et femme se reconnaissent différents et s’enrichissent mutuellement de leurs différences, tout en se respectant. Car si on devient tous égaux les uns des autres, quelle tristesse ! Les différences ne sont pas que négatives.

  5. Laurent

    – Je ne suis pas beau, j’exige que les beaux soit enlaidi
    – Je ne suis pas intelligent : j’exige que ceux qui le sont soit lobotomisé
    – je ne cours pas vite, que les rapides portent des chaussures en plomb
    – je ne suis pas riche, qu’on vole les riches pour me donner leur argent
    – je suis un homme, qu’on m’émascule pour faire de moi ne femme
    l’égalité réelle est le plus grand danger qui ai jamais menacé les être humain, c’est l’application de la dictature et de l’oppression la plus violente jamais forcé sur les individus. ceux qui la défendent et la perpétue sont des criminels qui devront un jour payer pour leur crimes…

  6. BUS

    C’est une folie de dire qu’on veut changer une société
    , on voit des gens dirent des ,, car sur la prostitution en refusant d’entendre celle qui veulent gagner leur vie comme bon leur semble, comprendre en controlant une situation est la solution, sinon c’est de la dictature car on fait des lois mais on n’aide pas
    BELCACEM EST incompétente car elle parle en pensant politique on ne change pas une société parce qu’on enseignera des principes aux enfants le gamin pensera d’après son entourage, quand vous vivez dans une société où il faut vivre il y a urgence, à 16 ans vous avez d’autres avis, les étudiantes qui font n’importe quoi pour vivre et avoir leur diplome on les aide pas, il y a des choses à faire on est avec des gens qui gagnent bien leur vie et disent autres ça c’est bien ou mal tu es dans la merde mais ./Si ces gens veulent défendre les femmes il faut les laisser libre mais non imposer des choses qui se font sans une consultation, la parité en politique est limite car ne va pas parfois mettre des femmes incompétentes à un poste parce que c’est la parité politique . Un pays qui donne des leçons aux autres ne veut jamais faire de référedums, elles veulent une société où tout se fera en douce car tout le monde ne gagne pas 2000euros et plus

  7. cataract eye drops

    Le Parti socialiste, progressiste, peut s’en saisir, mettre fin aux déséquilibres préoccupants. Pour conduire le changement indispensable à l’équilibre de notre société, nous pouvons nous appuyer sur les engagements du parti socialiste qui affirme par l’article 14 de sa Convention « Le Parti socialiste est féministe et agit en faveur de l’émancipation des femmes. Il œuvre pour l’égalité entre les femmes et les hommes et la mixité de la société. Il garantit aux femmes, l’accès aux droits fondamentaux (santé, éducation, contraception, IVG), et condamne la marchandisation du corps humain.

  8. Will

    Pour pouvoir vivre convenablement en société et en couples, il faut disposer de deux qualité qui sont la loyauté et de réciprocité !
    Mais ces valeurs morales ne sont plus enseignées à nos enfants depuis que leurs mamans n’ont plus le temps de bien les éduquer.
    En effet, elles sont obligées de travaillent et sont donc obligées de déposer leurs bébés (dès leur de 6 semaines) dans les pouponnières, où les puéricultrices ont d’autres choses à faire que de les éduquer. Plus tard, les écoles n’ont par/plus le temps de donner une bonne éducation aux enfants et aux adolescents.
    C’est ainsi que… depuis mai 1968… nous avons de plus en plus d’adultes (femmes et hommes) qui ne pensent qu’à leurs intérêts personnels… et qui n’hésite pas à jeter leurs partenaires dès les premiers conflits qui les dérangent…
    La moyenne de vie de couples est de 3 ans… et les mariages ont 50 % d’échecs. A Bruxelles, le nombre de divorce dépasse le nombre de mariage. Le divorce est devenu une mode… et en cas de conflit, c’est la destruction des enfants et des parents victimes de l’égoïsme des uns… et victimes du commerce du divorce !

  9. Patricia Lacombe

    Bonjour Najat Vallaud-Belkacem,

    Je suis une femme, victime de multiples violences à tous les âges, enfant et adulte,
    non protégée par la société,
    en errance thérapeutique pendant plus de trois décennies et donc, victime du système de santé français, entre autres et aussi.

    Et pourtant, j’ai parlé et j’ai cherché de l’aide dès l’âge de 17 ans… je n’ai eu de cesse de chercher et j’ai fini par trouver les soins dont j’avais besoin… 36 années après !
    Mon parcours de vie et mon parcours de soins sont une véritable catastrophe humaine !

    Alors ce plan pourrait être bien MAIS…
    rien sur les soins, et leurs spécificités,
    dont les femmes et les enfants victimes de violences ont tant besoin.

    Ainsi les femmes et les enfants victimes de violences sont condamnées:

    – à l’errance thérapeutique, puisqu’on ne propose pas les soins spécialisés nécessaires,
    Nous, les victimes, nous errons de psys en psy sans trouver ce dont nous avons vraiment besoin…

    – à subir encore et toujours plus de violences par et dans le système de santé lui-même,
    En ne proposant que des soins sur des symptômes et non sur les causes de ses symptômes.
    Nous, les victimes, nous subissons des diagnostics erronés et sommes soignés pour ce que vous n’avez pas alors que les connaissances sont là, ce sont des violences faites aux victimes !

    – à survivre et non pas à vivre,
    Nous, les victimes, nous subissons des dommages considérables sur notre santé par manque de soins adaptés,

    – à se sentir coupable d’être victime.
    Nous, les victimes, on juge ce que nous sommes et comment nous sommes alors que nos comportements sont spécifiques aux victimes de violences et demandent des soins que le système de santé ne nous propose pas

    – à se sentir sans droit et sans valeur.
    Nous , les victimes, nous nous sentons sans droit et sans valeur puisqu’on ne nous propose pas les soins dont nous avons besoin.

    Tout cela n’est pas normal !
    Ce n’est pas cela une société humaine !
    Ce n’est pas cela une politique qui défend les droits des femmes et des enfants victimes de violences !

    Les soins sont vitaux pour nous, enfants et femmes, victimes de violences,
    les conséquences psychotraumatiques des violences nous empêchent de vivre,

    Pourquoi ne comprenez-vous pas cela ?
    Qu’est-ce qui fait que vous ne comprenez pas?

    Il faudrait tout de même s’intéresser sérieusement à ce que nous vivons, nous les victimes de violences, à nos souffrances au quotidien…

    Les victimes de violences sont-elles donc condamnées à ne plus pouvoir que survivre?

    Aidez-nous vraiment s’il vous plait…

  10. Patricia Lacombe

    Je suis loi-même une femme, victime de multiples violences à tous les âges, enfant et adulte,
    protégée par la société à aucun moment,
    en errance thérapeutique pendant plus de trois décennies et donc, victime du système de santé français, entre autres et aussi.
    Et pourtant, j’ai parlé et j’ai cherché de l’aide dès l’âge de 17 ans… je n’ai eu de cesse que de chercher et j’ai trouvé… 36 a
    Mon parcours de vie et mon parcours de soins sont une véritable catastrophe humaine !

    Ce plan pourrait être bien MAIS…
    rien sur les soins, et leurs spécificités,
    dont les femmes et les enfants victimes de violences ont tant besoin.

    Ainsi les femmes et les enfants victimes de violences sont condamnées:

    – à l’errance thérapeutique, puisqu’on ne propose pas les soins spécialisés nécessaires,
    Nous, les victimes, nous errons de psys en psy sans trouver ce dont nous avons vraiment besoin…

    – à subir encore et toujours plus de violences par et dans le système de santé lui-même,
    En ne proposant que des soins sur des symptômes et non sur les causes de ses symptômes.
    Nous, les victimes, nous subissons des diagnostics erronés et sommes soignés pour ce que vous n’avez pas alors que les connaissances sont là, ce sont des violences faites aux victimes !

    – à survivre et non pas à vivre,
    Nous, les victimes, nous subissons des dommages considérables sur notre santé par manque de soins adaptés,

    – à se sentir coupable d’être victime.
    Nous, les victimes, on juge ce que nous sommes et comment nous sommes alors que nos comportements sont spécifiques aux victimes de violences et demandent des soins que le système de santé ne nous propose pas

    – à se sentir sans droit et sans valeur.
    Nous , les victimes, nous nous sentons sans droit et sans valeur puisqu’on ne nous propose pas les soins dont nous avons besoin

    Ce n’est pas normal !
    Ce n’est pas cela une société humaine !

    Ce n’est pas cela une politique qui défend les droits des femmes et des enfants victimes de violences !

    C’est un mensonge !

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