Europe : 620 millions d’€ pour l’emploi des jeunes en France

Jeunesse Publié le 5 juin 2014

La Commission européenne a adopté mardi 3 juin 2014 le 1er programme opérationnel avec la France mobilisant les fonds de l’Initiative pour l’emploi des jeunes visant à lutter contre le chômage, à hauteur de 620 millions d’€. Najat Vallaud-Belkacem est intervenue en cloture de la conférence sur la « garantie pour la jeunesse » afin de lancer cette initiative.

Aujourd’hui, environ 5,6 millions de jeunes Européens sont sans emploi, dont 534 300 en France de catégorie A chez les moins de 25 ans (chiffres avril 2014). Aussi, près d’1 million de jeunes Français sont actuellement sans emploi et ne suivent ni études ni formation (les « NEET » – Not in Education, Employment or Training).

La France s’apprête à recevoir 620 millions d’€ de l’Initiative pour l’emploi des jeunes (IEJ), lancée en 2013, et du Fonds social européen (FSE), dans le but d’aider les jeunes « NEET », à trouver un emploi, dans les régions où le taux de chômage des jeunes est supérieur à 25 %. Cette aide profitera donc à ces 1 million de jeunes Français. Il s’agit ici du tout premier programme adopté dans l’UE pour cette initiative qui est dotée d’une enveloppe de 6 milliards d’€ et portant sur 20 États membres.

Najat Vallaud Belkacem, au titre de ses fonctions de ministre de la Jeunesse, a prononcé le discours de clôture de la conférence. Insistant sur l’opportunité que représentent les financements supplémentaires apportés par l’union européenne dans le cadre de la garantie Européenne pour la jeunesse, la ministre a rappelé l’enjeu majeur que représente la prise en compte des publics de jeunes décrocheurs scolaires par les dispositifs d’insertion professionnelle. « Attention, la garantie Européenne pour la jeunesse ne sera véritablement un succès que si les jeunes comprennent ce qu’elle change vraiment dans leur quotidien. » a néanmoins alerté la ministre. « S’il est normal qu’entre nous, nous parlions de dispositifs, il faut toutefois,que nous parlions aux jeunes un langage qu’ils comprennent« .

13 régions françaises peuvent bénéficier de ce financement :
l’Aquitaine, l’Auvergne, le Centre, la Champagne-Ardenne, la Guadeloupe, la Guyane, la Haute-Normandie, le Languedoc-Roussillon, la Martinique, le Nord-Pas de Calais, la Réunion, Mayotte, la Picardie.

La France a aussi choisi d’allouer 10 % de ses ressources IEJ à certaines parties de l’Île de France, de la Provence-Alpes-Côte d’Azur et du Midi-Pyrénées.

En France, l’initiative soutiendra diverses actions visant à aider les jeunes ayant les moins bonnes perspectives d’accès au marché du travail :

  • en proposant notamment des offres de conseils et de formations aux personnes peu qualifiées,
  • en favorisant la mobilité des apprentis à l’échelon régional, national et parfois transfrontière,
  • en contribuant à prévenir le décrochage scolaire,
  • en identifiant mieux les jeunes « NEET »,
  • en donnant à ceux qui ont quitté l’école sans diplôme ou qualification une seconde chance de mettre un pied sur le marché du travail grâce à une expérience professionnelle ou à des stages (par exemple, garantie jeunes, École de la deuxième chance…).

Cette initiative est complémentaire du dispositif de « garantie pour la jeunesse« . Et c’est dans ce cadre que le gouvernement a organisé ce mardi 3 juin une conférence sur le sujet de la « garantie pour la jeunesse », réforme à l’échelle de l’UE, proposée fin 2012, et adoptée et approuvée en avril – juin 2013, dont l’objectif est d’assurer à tout jeune de moins de 25 ans qu’un emploi, un apprentissage ou une formation lui soit proposé dans les quatre mois suivant la fin de la scolarité ou la perte d’un emploi. Le Fonds social européen, avec une aide annuelle de plus de 10 milliards d’€ sur la période 2014-2020, sera une source essentielle du financement de l’UE pour la mise en œuvre de la garantie pour la jeunesse, en complément de l’enveloppe de l’IEJ.

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