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Ma ville, mon canton

Tombée de rideau pour Philippe Faure

2 commentaires 19 juillet 2010

Philippe-Faure

Ce n’est pas seulement le Théâtre de la Croix Rousse qui a perdu son fondateur, mais toute une ville, une profession, une famille et une immense communauté d’amis et compagnons de route qui ont perdu l’un des leurs : Philippe Faure nous a quittés alors que la ferveur de son combat battait son plein.

Ce grand artiste, auteur, metteur en scène et comédien œuvrait depuis 1994 pour créer l’une des plus belles maisons de théâtre de notre ville.

Nous admirions tous l’énergie qu’il déployait pour défendre une culture populaire et exigeante à la fois. J’ai pu apprécier, lorsque j’étais Conseillère Régionale déléguée à la Culture auprès de Jean-Jack Queyranne, sa capacité hors du commun à mettre sa passion au service du public.

C’est avec tristesse, mais aussi avec le désir que son œuvre lui survive longtemps, que je vous invite à lire ces mots qu’il avait écrits sur son blog il y a quelques semaines :

« Un seul mot s’impose : Merci. Merci à tous et à chacun de croire que tout reste possible. Pour peu que l’on abandonne préjugés et malignité, narcissisme et prétention. Pour peu que l’on ouvre les bras pour une étreinte encore inconnue : l’autre. […] Je voudrais profiter de cette première intervention dans mon blog pour dire combien je suis touché par la confiance, l’attention et l’affection de milliers de gens qui ont fait du Théâtre de la Croix-Rousse « leur maison » et qui savent qu’ici on préfère donner que prendre, aimer que mépriser, inventer que radoter, comprendre qu’avoir raison, se réjouir que de se morfondre.

Chers amis, l’utopie est en marche. »

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Le prix Lumière 2010 à Milos Forman!

Pas de commentaire 01 juillet 2010

La nouvelle est tombée ce matin, des lèvres de Thierry Frémeaux qui présentait à la presse et aux partenaires la deuxième édition du très beau festival international de cinéma de Lyon: Lumière sur Milos Forman!

Le Prix Lumière, créé par l’Institut Lumière dans les années 1990 et lancé pour la première fois en 2009, récompense un cinéaste pour l’ensemble de son œuvre et pour le lien qu’il entretient avec l’histoire du cinéma.

Parce qu’il faut prendre le temps de dire notre gratitude aux cinéastes, à ceux qui habitent nos vies, il fallait, à Lyon, ville natale du Cinématographe, créer cette distinction. Une distinction qui s’appuie sur le temps, la reconnaissance et l’admiration. Le principe d’admiration circule, dans l’histoire du cinéma, parce que les metteurs en scène, loin ou proches, se parlent, s’inspirent, s’encouragent.

Le Prix Lumière sera remis à l’Amphithéâtre du Centre de Congrès le samedi 9 octobre 2010.

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La Fête de la musique dans la presse

Presse

La Fête de la musique dans la presse

Pas de commentaire 23 juin 2010

Beau succès Lundi soir pour la fête de la Musique, au nombre de mes pérégrinations la place Lyautey dans le 6ème arrondissement pour remettre leur prix aux vainqueurs des Musicales du 6.

Je vous invite à lire ces articles extraits du Progrès.

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Presse

Les gaâdas poétiques en Vogue : Bivouacs de beauté

Pas de commentaire 18 juin 2010

Je vous invite à lire l’article qui suit, extrait du quotidien algérien El Watan,  il revient sur le très bel événement organisé par l’association Gertrude 2 que j’ai le plaisir de soutenir en tant qu’adjointe au Maire de Lyon.

L’association Gerturde II de Lyon, qui est engagée depuis plusieurs années sur le programme culturel Noir sur Blanc mené avec des associations d’Alger et de Sétif (Chrysalide et Perséphone notamment), active de manière soutenue pour le rapprochement et l’échange culturel. Cette année, elle a donné à l’une de ses anciennes initiatives une ampleur et une formule de plus grande envergure. Le concept est simple : faire connaître la poésie ancienne ou nouvelle issue du monde arabe, et particulièrement du Maghreb. Pour porter haut cette culture dans l’espace public, affirment les organisatrices, Gertrude II a conçu une tente, support d’extraits de poésies d’amour berbère et arabe du Ve siècle à nos jours. Cette tente s’implante en intérieur comme en extérieur, dans des lieux publics, marchés, écoles, collèges, en collaboration avec les habitants et les structures de proximité.

Les parois de la tente sont couvertes d’extraits de poèmes où l’on retrouve aussi bien les grands poètes antéislamiques que les versificateurs musulmans, les bardes amazighes ou les auteurs maghrébins d’expression française. Ainsi, Mahmoud Darwish côtoie Si Mohand Ou M’hand, Imrou El Kays et tant d’autres jongleurs émérites de mots et de sentiments. A l’intérieur, sur un tapis de haute laine, des coussins colorés sont disposés autour de bacs contenant des recueils de poésie pour enfants et adultes. On lit, on discute, on écoute. Quand on voit la taille de la tente, on a du mal à imaginer le nombre de personnes qu’elle brasse en une journée. Le succès est énorme et les échanges et rencontres débordent souvent des limites du guitoun, s’étalant alentour, entraînant des suites dans les cafés voisins, sur les bancs publics, etc. L’équipe qui anime ce programme comprend Mohamed El Amraoui et Moussa Harim, tous deux poètes et traducteurs, ainsi que Anas Alaïli, poète, et Guillemette Grobon, directrice artistique de Gertrude II et metteur en scène. Cette équipe sympathique couvre toutes les langues utilisées et permet aux visiteurs de disposer d’explications ou de traductions sur le champ.

La tente des gaâdas poétiques est bien entendu nomade. Aussi, depuis le milieu du printemps, elle écume toute l’agglomération lyonnaise, ses bivouacs demeurant de une à plusieurs journées au même endroit, selon les possibilités locales, les densités de population ou la programmation des autorisations. Ainsi, d’arrondissement en arrondissement, la tente poétique laisse derrière elle une meilleure connaissance des poésies choisies, la découverte d’univers culturels inconnus ou méconnus, ainsi que des discussions passionnantes au sein des quartiers ou structures d’accueil. L’animation attire beaucoup les enfants et les jeunes, mais les adultes ne sont pas en reste à apprécier ces merveilles littéraires dont on découvre l’universalité et les passerelles avec la poésie européenne qui a été infuencée en partie, via l’Andalousie, par les sources arabes. L’initiative contribue surtout à faire reculer les préjugés et, en maints endroits, des rencontres entre habitants porteurs de cultures différentes ont pu avoir lieu dans le ravissement des textes et le rapprochement humain.

Par Slimane Brada


Ma ville, mon canton

Petit festival deviendra grand…

3 commentaires 20 mai 2010

lyon BDC’est en quelques mots, ce que m’avait dit Mathieu Diez alors qu’il lançait le premier festival international de BD à Lyon il y a quelques années.

J’étais alors élue à la Région Rhône-Alpes et j’avais eu envie de croire au dynamisme et à la créativité de cette équipe. Je constate aujourd’hui avec bonheur que le pari est tenu: Lyon BD festival s’affiche comme un des temps majeurs du 9ème art en France et même à l’étranger.

L’édition 2010 sera l’occasion de sortir des cases de la BD traditionnelle puisqu’elle sera axée sur le spectacle vivant; au programme, théâtre d’improvisation et adaptation originale d’un opéra de Purcell.

L’événement rassemblera quelques 74 auteurs autours de têtes d’affiche telles que Lewis Trondheim, Franck Margerin ou Olivier Schwartz à qui l’on doit l’affiche du festival.

Aficionados ou simple lecteur de BD, je souhaite vous voir nombreux du 7 au 27 juin pour le festival Off et les 18, 19, et 20 juin au Palais du Commerce pour le festival In.

Je vous invite à visiter le site de Lyon BD festival.

Ma ville, mon canton

Rompre avec la monotonie urbaine ?

Pas de commentaire 17 mai 2010

street art

Rues, passages et impasses ne vous sembleront plus si quotidiens si vous vous baladez à travers les pentes de la Croix-Rousse les 21 et 22 mai prochains.

Le parcours Street-Art Perffusion met en lumière 25 artistes de la scène lyonnaise, nationale et internationale qui habilleront le quartier de leurs créations : photographie, graffiti, peinture, collage…

Un événement qui risque de nous rendre addict !

Electro Night fever

Ma ville, mon canton

Electro Night fever

1 commentaire 11 mai 2010

Lyon s’apprête à vibrer sous les rythmes electro-pop de la 8ème édition des nuits sonores.

A partir de mercredi et jusqu’à Dimanche, tout le centre ville sera animé par des concerts, des apéros sonores et même une sieste sonore.

Au nombre des artistes très attendus qui s’y produiront, Kill the DJ, Hot Chip, The residents ou encore Paul Kalkbrenner. Plusieurs dizaines de milliers d’aficionados devraient, cette année encore, être au rdv de l’un des premiers festivals de musique électro européen que la Ville de Lyon s’enorgueillit d’avoir, bousculant un certain nombre d’évidences et de réticences, lancé en 2003.

Les moins convaincus pourront, eux, se familiariser avec cette culture dans les nombreux concerts et manifestations gratuites organisées partout dans la ville. Les plus jeunes eux mêmes ne sont pas oubliés avec la « mini sonore ».

Merveilleux succès aux organisateurs, bons courage aux bénévoles et bonnes nuits à tous !

Pour plus d’informations sur le programme des Nuits Sonores, je vous invite à vous connecter sur le site : www.nuits-sonores.com

Ma ville, mon canton

Jeunes danois reçus à l’Hôtel de Ville de Lyon

Pas de commentaire 05 mai 2010

danishLundi soir, j’ai eu le plaisir d’accueillir à l’hôtel de ville de Lyon 21 jeunes danois membres de la maison des jeunes de Ballerup et leurs accompagnateurs,  dans le cadre d’un échange avec les MJC Perrache et Vieux-lyon.

J’ai été très heureuse de partager ce moment avec eux et d’entendre leurs impressions sur Lyon.

Quelques  jeunes lyonnais auront prochainement la chance de découvrir le Danemark et les villes de Ballerup et Copenhague lors d’un échange similaire.

 

Ma ville, mon canton, Presse

Mon interview pour le guide Utopia.

Pas de commentaire 03 mai 2010

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Utopia a rencontré Najat Belkacem, Adjointe au maire de Lyon, déléguée aux Grands Evénements, à la Vie Associative et à la Jeunesse.

Votre délégation est nouvelle à Lyon, quel bilan tirez-vous de ces premières années ?

Cette délégation est inédite, mais je crois que le pari fonctionne : elle répond à un besoin de synergie dans l’action publique. J’ai rapidement institué une logique entre ses trois volets. Mon action est pertinente, satisfaisante et enrichissante lorsqu’elle met en lien un grand événement avec la vie associative et qu’elle attire la jeunesse sur l’espace public.

Les Grands Evénements créent du lien au sein de la population.

L’espace public est le meilleur endroit pour créer du lien entre des personnes qui ne se rencontrent pas naturellement. Il faut l’investir de façon intelligente, donner envie de venir y découvrir des choses. Les événements que nous proposons aspirent à cela. La qualité de la programmation artistique du festival Tout l’Monde Dehors par exemple, permet à des personnes qui ne partent pas en vacances de vivre un réel dépaysement. Tout l’monde dehors donne la possibilité au plus grand nombre de découvrir près de chez soi de nouvelles pratiques artistiques, aussi l’opportunité de faire des rencontres. La Fête des Lumières s’inscrit dans la même logique. Chaque année des millions de personnes descendent dans les rues, découvrent avec des yeux ébahis de somptueuses installations lumineuses. Je suis toujours surprise de la quiétude de cette foule nombreuse et compacte. Mes choix sur les grands événements reposent principalement sur deux éléments, faire en sorte que l’ensemble de la population se sente bien dans l’espace public et la rencontre avec les autres.

De nouvelles expériences ont vu le jour sur la Fête des Lumières, notamment des projets de jeunes créateurs. Vous avez la volonté de donner une place importante à la génération des 16/25 ans.

Nous avons lancé depuis plusieurs années déjà les Expérimentations Etudiantes. La Fête des Lumières doit être à la fois une vitrine pour des artistes et  technologies reconnues à l’international, mais elle doit également être un laboratoire d’expérimentations, donner leurs chances aux étudiants, en art principalement. Les Expérimentations Etudiantes ont fait leurs preuves, elles font désormais partie intégrante de la Fête des Lumières. Jusqu’à présent elles représentaient le off de la Fête. Aujourd’hui, je souhaite passer à une nouvelle étape, je souhaite que les étudiants soient considérés comme des artistes à part entière, qu’ils soient accueillis dans les lieux accessibles au grand public. Plus largement, la politique en direction de la jeunesse est nécessairement transversale : j’y pense pour chaque projet, et j’incite mes collègues à le faire aussi. Ça fait partie de mon rôle.

Vous nous disiez l’année dernière vouloir favoriser l’émergence de projets, le Festival Artischaud est particulièrement novateur.

Il n y aurait rien de pire qu’une ville se contentant de vivre sur ses acquis, dans laquelle les mêmes évènements seraient continuellement reconduits. Nous devons nous adapter, innover et prendre des risques. Un festival comme Artischaud, dont c’était la première édition l’année dernière, est un bon exemple. La culture évolue, celle du virtuel est apparue dans nos vies il y a peu. Nous sommes en permanence confrontés à la question de la culture libre, des logiciels libres etc. Mais finalement peu d’institutions, d’associations ou artistes ne se sont vraiment emparés de ce champ pour en faire un festival. Le collectif Artischaud nous a sollicités en ce sens. Il en avait assez que les internautes soient pris pour des pirates en puissance, enfermés dans leurs chambres d’adolescent, les internautes ne ressemblent pas forcément à ce stéréotype ! Leur philosophie de la culture est souvent basée sur l’ouverture, le don, la gratuité, l’échange… J’ai immédiatement adhéré au projet du collectif, d’autant plus que je suis farouchement opposée à la loi Hadopi. Le festival met en valeur cette culture libre, le fait que chacun est en mesure de créer : c’est une nouvelle d’éducation et culture populaire. D’autres nouveautés ont également vu le jour. La Ville soutient le festival L’Original Hip hop, festival référence pour les cultures urbaines. Depuis plus d’une décennie les cultures urbaines ont fait leurs apparitions dans les villes. On ne peut ignorer ce phénomène, d’autant plus que Lyon est en pointe dans ces domaines. De nombreux champions du monde sont lyonnais, les Pokemon Crew en sont la partie émergée. L’Original Festival est l’une des mes priorités. Nous souhaitons le faire connaître du grand public afin de changer le regard méfiant souvent porté sur les cultures urbaines. La valorisation du festival et la venue des artistes sur l’espace public est la meilleure façon de lutter contre les préjugés et faire adhérer le maximum de personnes. C’est ce qui a été fait il y a quelques années avec Les Nuits Sonores pour la musique électronique. Cette année, nous avons lancé le street day : toute une journée consacrée aux pratiques culturelles et sportives urbaines, avec De La Soul en point d’orgue, devant 10 000 personnes, place des Terreaux. On n’avait jamais vu ça, et je crois que ça a marqué les esprits, libéré certaines appréhensions ou clichés.

Quels sont les axes forts pour les trois prochaines années ?

Je vais bien sûr poursuivre les efforts entrepris depuis deux ans pour mettre la ville en mouvement, multiplier les partenariats pour développer des projets sans compter sur les seules finances publiques, tout en restant le plus réactive possible à ce qui émerge de nouveau. Il faut savoir maintenir des priorités fortes, et dans le même, continuer à respirer l’air du temps, et s’adapter aux besoins, aux envies, aux opportunités. Je souhaite proposer une autre façon de vivre la Fête de la musique, par exemple. A mon arrivée, elle était essentiellement l’occasion pour chacun de descendre en bas de chez soi jouer de la musique de façon improvisée. C’est ce qui fait le charme de la Fête de la Musique et il ne faut surtout pas abandonner cela. Mais j’estime que le 21 juin doit être également l’occasion d’offrir au public lyonnais un ou plusieurs concerts gratuits avec des têtes d’affiche. Permettre à des personnes qui n’en ont pas les moyens d’assister à un concert au moins une fois par an. Nous conservons bien sûr, à côté des grandes scènes, le foisonnement d’artistes en herbe dans les rues de la ville. Il faut savoir surprendre quand on est en charge des évènements, notamment dans le choix des lieux investis. Aujourd’hui, nous avons le sentiment à Lyon d’avoir peu de lieux capables d’accueillir des manifestations importantes. La Place Bellecour, la Place des Terreaux, sont toujours difficiles à utiliser. Le potentiel d’innovation est important du côté du 7ème arrondissement. D’autres lieux de la ville peuvent devenir les carrefours de nombreux évènements : c’est un enjeu majeur. Il faut que ça bouge, et pour cela, il faut des espaces adaptés pour le faire, sans pour autant rendre la vie impossible aux riverains.

Ma ville, mon canton

La MJC du vieux Lyon à l’heure d’été

Pas de commentaire 03 mai 2010

mai 2010

© 2010 Najat Vallaud-Belkacem.