Du conseil franco-allemand à la lutte contre le harcèlement : chronique hebdo N°28


Au sommaire de cette 28ème chronique hebdo :
Élections départementales, Conseil des ministres franco-allemand, signature du partenariat avec les parcs naturels régionaux, point-presse sur le drame de Villefontaine, lancement de la fondation TEKNIK, remise des prix du concours nationale « Mobilisons-nous contre le harcèlement », ….

Chroniques hebdo Éducation nationale Publié le 7 avril 2015

3 commentaires sur Du conseil franco-allemand à la lutte contre le harcèlement : chronique hebdo N°28

  1. Gisela Lefebvre

    Madame la Ministre,
    Vous avez expliqué que les critiques ne concernent pas « l’essentiel de la réforme » mais qu’elles s’opposent à ce « que l’on rende accessible à tous des choses qui n’étaient réservés qu’à 15% des collégiens (…) ça leur fait perdre des avantages comparatifs ».
    Nous, les professeurs d’allemand, seraient très heureux si TOUS LES ELEVES pouvaient apprendre une deuxième langue vivante dès la 6e à raison de 3 heures par semaine (et non 2,5 heures). Mais tous les élèves n’ont peut-être tout simplement pas envie de le faire, ils préféreraient de faire plus de sciences ou d’histoire. Je croyais que vous ne vouliez pas d’un « collège uniforme ». Or, c’est ce qui se dessine à l’horizon. Qu’aucune tête ne dépasse.
    Le rapport de l’Inspection Générale avait bien mentionné d’autres « scénarios ». Ils ont pourtant été écartés.
    Le premier scénario, en supprimant les classes bi‐langues et les SELO et en généralisant le démarrage de la deuxième langue vivante en classe de sixième, est pédagogiquement satisfaisant, mais il paraît peu compatible avec les contraintes budgétaires actuelles.
    http://cache.media.education.gouv.fr/file/2014/08/1/2014-083_bilangues_et_SELO_412081.pdf (préambule)
    Il fallait le dire tout de suite, c’est une question d’argent. Cela aurait été tellement plus facile si, dès le début, vous aviez annoncé : « On supprime les classes bilangues et les sections européennes, c’est dommage pour l’allemand qui est la principale victime, mais nous n’avons pas assez d’argent pour une solution pédagogiquement satisfaisante. »
    Quel manque d’honnêteté de votre part ! Maintenant, vous êtes réduite à insulter vos adversaires de « pseudo-intellectuels ». Je ne suis pas pseudo. (C’est pour ça que, comme mes collègues, je ne peux accepter une réforme qui est fondé sur des MENSONGES GROSSES COMME DES PATES DE MAISONS.) J’ai fait 10 ans d’études, j’ai quatre diplômes universitaires, deux allemands et deux français, je parle couramment trois langues (le français n’étant pas ma langue maternelle) et je milite pour une ouverture culturelle et linguistique de mes élèves, de jeunes gens de la campagne, souvent issus de familles défavorisées.
    Mon choix, c’est la démocratisation de l’excellence !
    Madame la Ministre, vous êtes en train de vous faire beaucoup d’ennemis outre-Rhin. Le puissant quotidien « Frankfurter Allgemeine Zeitung » a consacré plusieurs articles à votre réforme. Faites-vous les traduire. Et – il sera temps pour que vous atteigniez le point Godwin, en s’opposant à l’Allemagne, quel sommet pour une ministre championne du nivellement par le bas !
    Il n’est jamais trop tard pour bien faire – tentez une sortie par le haut, cela sera sûrement mieux pour votre carrière.
    Gisela LEFEBVRE
    Professeur d’allemand et heureuse de l’être

  2. Frédéric AURIA

    Cessez de jouer la comédie, vous vous contrefoutez du franco-allemand, votre réforme du collège le prouve bien. Ou alors vous êtes incompétente si vous ne comprenez pas que vous allez diviser par 3 le nombre d’élèves apprenant l’allemand et qu’en plus les profs sur 3 établissements ne pourront plus faire bénéficier leurs élèves de la formidable offre du réseau franco-allemand !
    « Touche pas à ma bilangue, touche pas à ma section euro ! »
    Il faut généraliser ces dispositifs qui marchent, pas les supprimer !

  3. Desmoulin

    Madame la Ministre,

    Comment osez-vous parler de fraternité franco allemande alors que votre réforme signe l’arrêt de mort de l’enseignement de l’allemand, que vous supprimez les classes bilangues et les classes européennes ???? C’est le comble du mépris!!
    Comment osez-vous parler de fraternité franco allemande alors que nous n’avez pas réagi à plus de 22000 personnes qui ont signé une pétition contre cette disparition qui menace l’avenir de nos enfants?
    Comment osez vous communiquer sur cette amitié en faisant perdre à nos enfants presque 200 heures d’enseignement d’allemand sur le cursus du collège?
    Je pars demain en Allemagne avec mes élèves.Comment vais-je pouvoir expliquer à ma collègue pourquoi le gouvernement français(en qui j’avais donné ma confiance, mais c’est un autre débat) va faire voter une réforme qui va réduire à néant 60 ans d’une politique de rapprochement de nos deux pays ?

    Une professeure d’allemand amoureuse de son métier mais dépitée et de plus en plus écœurée.

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