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Questions de société

Le droit à la différence dans l’indifférence ?

Pas de commentaire 18 juin 2010

Demain je participerai aux « États Généraux du Renouveau: Inventer une société de Fraternité » à Grenoble. J’interviendrai au débat organisé avec la Fondation Jean Jaurès « Le droit à la différence dans l’indifférence ? » avec Hervé le Bras (démographe) et Éric Keslassy (sociologue). Venez enrichir les débats !

Découvrez le programme de ce week-end de débat, en cliquant sur ce lien.

Programme

Questions de société

Ethique minimale

2 commentaires 30 avril 2010

Je vous invite à lire ce court entretien du philosophe Ruwen Ogien dans les Inrockuptibles de cette semaine. Une contribution originale, radicale, provocante, mais stimulante au débat sur la bioéthique et notre rapport au corps (et à l’argent) dans la société contemporaine. Je suis loin de partager toutes ses conclusions, mais j’estime depuis longtemps que son approche est utile pour débusquer un certain nombre de fausses évidences, et de postures morales finalement assez peu progressistes. C’est le rôle d’un intellectuel de s’engager ainsi, et je crois que c’est le rôle d’un responsable politique de lui donner une place dans le débat public, sans esquiver les questions qui dérangent. Je réserve, pour l’instant, mon avis aux travaux de consultation que je mène en ce moment sur le sujet au sein du Parti Socialiste, mais vous, qu’en pensez-vous ?

OG

Billet edito

Au travail, c’est la rentrée !

33 commentaires 24 août 2009

universités d'été de l'Espoir à gauche Après quelques jours de repos, j’ai fait ma rentrée politique le week-end dernier à Marseille pour les premiers ateliers d’été de « L’espoir à gauche ». Plus de 1000 militants au rendez vous, un panel d’intervenants de grande qualité, des débats tournés vers l’avenir autour de sujets comme la réforme des retraites, l’école, l’information, les nouveaux modèles du développement économique, la crise de la social-démocratie en Europe ou encore l’organisation de primaires aux PS, ce week-end aura redonné le sourire à pas mal d’entre nous qui voient progresser les idées défendues par Ségolène Royal, par les figures de proue de la motion E comme Vincent Peillon ou Jean Louis Bianco. Pour ceux qui veulent en savoir plus sur le contenu des débats, je vous invite à vous rendre sur le site de l’espoir à gauche.

démocratie, action publique et collectivités locales

Pour ma part, j’animais aux côtés de François Rebsamen un débat sur la démocratie, l’action publique et les collectivités locales : un sujet essentiel à la veille de la présentation du projet de loi sur la réforme de collectivités locales, mais aussi des élections régionales de mars 2010.

Le débat a été l’occasion de faire le bilan de 25 ans de décentralisation, de s’interroger sur le rôle et la place des collectivités locales dans la relance économique dont le gouvernement revendique à grand renfort de médias le monopole. Les témoignages ont été nombreux de leur rôle indispensable d’amortisseur économique et social pour nos territoires, nos populations, nos entreprises. Les intervenants ont à cet égard parlé des départements, des villes et des régions de gauche comme le meilleur des contre gouvernements et le terreau de la rénovation du PS.

Les échanges ont également permis d’aborder la question de la réforme institutionnelle, de détailler les propositions socialistes en la matière, d’insister sur le rôle de la démocratie participative.

Les inquiétudes des associations d’élus locaux ont également été rapportées devant les intentions cachées de la réforme Sarkozy/Balladur entre volonté de reprise en main des collectivités, manipulation des modes de scrutins et étranglement financier avec la réforme annoncée de la taxe professionnelle qui mettra a mal l’autonomie fiscale des collectivités.

Autant d’interrogations conduisant à questionner l’avenir des départements, le sens de la création des conseillers territoriaux et les conséquences à attacher à la fin de la clause de compétence générale et à la spécialisation des collectivités.

Que demeure-t-il de la libre administration des collectivités dès lors qu’elles n’ont que des compétences obligatoires ? A quoi servent les élus dans ces conditions ? que reste-t-il de l’esprit de la décentralisation et des libertés locales ?

Bref, un débat passionné et passionnant.

La marchandisation du corps

Université d'été du PS

Ce week-end, c’est à la Rochelle que je vous retrouverai pour l’Université d’Eté, du 28 au 30 aout, toujours dans un esprit de travail sur les idées, et la construction d’un projet pour le PS et toute la gauche.

Un projet qui passera, j’en suis convaincue, par une profonde rénovation de notre réflexion sur les grandes questions de société, et c’est dans ce cadre que j’interviendrai sur la « marchandisation du corps » aux cotés du philosophe Ruwen Ogien connu pour ses positions en faveur d’une éthique minimaliste (une éthique fondée sur la liberté de faire ce qu’on veut du moment qu’on ne nuit pas à autrui) et parfois présenté comme philosophe de l’ultra liberalisme et de Claire Quinet, l’une des responsables de l’association Le Nid qui lutte contre la prostitution et prône l’établissement d’une norme légale interdisant l’achat d’un acte sexuel .

Le débat sera pour moi l’occasion d’évoquer la question de la marchandisation sexuelle, de la réalité du libre choix parfois revendiqué, de la division des féministes sur ce sujet, mais aussi d’élargir le débat à la question de la gestation pour autrui, à la non-disposition du corps humain, au don d’organes et plus largement à la bioéthique dont la loi sera révisée en 2010… nous pourrons ainsi parler du rapport de la gauche au progrès, de la responsabilité sociale des scientifiques, du scientisme et de l’antiscience, poser la question de l’universalité des principes éthiques et du rôle du politique. Bref un débat qui s’annonce particulièrement intéressant sur un sujet très compliqué.

Une occasion aussi de lire à la lumière de l’actualité Albert Camus, qui écrivait au moment de l’explosion d’Hiroshima : « le XVIIème siècle a été le siècle des mathématiques, le XVIIIème siècle celui des sciences physiques et le XIXème siècle celui de la biologie. Notre XXème siècle sera celui de la peur ; on dira que ce n’est pas une science. Mais d’abord la science y est pour quelque chose, puisque ses derniers progrès théoriques l’ont menée à se nier elle même et puisque ses perfectionnements pratiques menacent la terre entière de destruction. De plus, si la peur elle-même ne peut être considérée comme une science, il n’y a pas de doute qu’elle soit cependant une technique ».

Je serai ensuite de retour à Lyon à plein temps, avec en ligne de mire une première séance publique du Conseil Général du Rhône le 4 septembre, puis le Conseil Municipal de rentrée le 14 septembre.

« Peut-on rêver d’un monde meilleur ? »

Une actualité de rentrée décidément placée sous le signe du débat d’idées. Dés maintenant, vous pouvez en effet réserver vos places (gratuites) pour assister aux débats qui se tiendront à Lyon du 18 au 20 septembre prochain dans le cadre du « Forum Libération ».

Le sujet est l’un des plus passionnants qui soit pour tous ceux qui s’intéressent au monde dans lequel nous vivons, à son histoire récente comme à son futur proche, ainsi qu’aux moyens de le changer, et de préparer un avenir meilleur.

Pendant trois jours, intellectuels, politiques, experts, entrepreneurs, journalistes et citoyens vont se rencontrer publiquement pour dialoguer, débattre et échanger leurs idées sur les mutations sociales, idéologiques et géopolitiques que nous vivons, « 20 ans après le chute du mur » et l’effondrement de l’empire soviétique.

Parmi les invités : Daniel COHN-BENDIT, Bernard THIBAULT, Alain TOURAINE, François BAYROU, Nicolas HULOT, Boris CYNRULNIK, Marcel GAUCHET, Aleksander KWAENIEWSKI, Alain JUPPE, Abdelwahab MEDDEB, Bernard GUETTA, Aurélie FILIPPETTI ou encore Walter VELTRONI…

Chacun est invité à y prendre part, bien sûr : inscrivez-vous sur le site www.forum-liberation-lyon.com

Pour les plus jeunes, je vous invite aussi à prendre connaissance du concours organisé par l’AEDE-France et le Mouvement Européen France dont je suis la Vice-Présidente à l’occasion du 20e anniversaire de la chute du mur de Berlin.

Le concours est ouvert aux élèves des écoles primaires, collèges et lycées, du 1er septembre au 15 octobre 2009 : les lauréats gagneront un voyage de 3 jours à Berlin au mois de novembre.

Pour participer, le règlement est à consulter sur le site

A vos claviers!

Billet edito

L’été sera chaud !

86 commentaires 01 juillet 2009

the moonwalker Jackson Bonsoir à toutes et à tous ! Il y a des semaines comme ça où l’actualité semble prendre une densité extraordinaire, les événements se percutent, se télescopent, se chassent pour laisser la place à une nouvelle information plus fracassante que la précédente.

De ce point de vue, ces dix derniers jours nous ont gâtés, du décès du moonwalker Michael Jackson_, en passant par le discours de Nicolas Sarkozy devant le Congrès, jusqu’à la condamnation de Madoff à 150 ans de prison. Et c’est sans évoquer la propagation de la pandémie H1N1, la révolution silencieuse et admirable des Iraniens, le remaniement ministériel avec la nomination de Frédéric Mitterrand (prononcer Mitran ?), la baisse de la TVA dans la restauration (3 milliards € pour un engagement de 40.000 emplois créés en 2 ans…) ou l’emprunt__ annoncé à Versailles par le Président de la République.

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Billet edito

Sous la cendre couve encore la braise

156 commentaires 22 février 2009

Bonjour à toutes et à tous,

Un peu absente ces derniers temps, mais pas pour cause de ski ; ) je vous retrouve avec plaisir pour revenir sur l’actualité dense de ces derniers jours. Les sujets ont été nombreux, de l’annonce par le Président de la République du retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN qui sonne comme un renoncement à toute ambition de défense commune européenne, en passant par l’annonce burlesque des 1000 projets soutenus dans le cadre du plan de relance, projets qui font figure de recyclage et renvoient les collectivités locales à leur solitude face à un Etat qui n’en finit pas de se désengager.

Guadeloupe : amour sans doute, respect, équité, égalité, solidarité, justice sociale sûrement

Il y a eu aussi et surtout cet incroyable et honteux silence présidentiel et gouvernemental sur la situation en Guadeloupe.

Il aura fallu attendre près de six semaines pour que l’Exécutif se préoccupe enfin sérieusement de la situation sociale devenue explosive ! Un mouvement social violent, désespéré, mais légitime, qui n’est que l’exacerbation d’une crise latente vécue dans l’indifférence quasi générale des pouvoirs publics depuis des années. L’attitude même du gouvernement qui a tant tardé à réagir alors que 10% de la population des Antilles était dans la rue (c’est comme si 6 millions de métropolitains manifestaient ensemble sans que le gouvernement ne s’en émeuve !), préférant la matraque au dialogue, est symptomatique de la façon dont la droite considère les départements ultramarins qui sont les premières victimes de la crise économique, de la baisse du pouvoir d’achat et de la vie chère. Face à la dureté de ces inégalités sociales (la vie est 40 % plus chère que dans l’Hexagone quand les revenus sont plus faibles de 30 %), n’aurait-il pas fallu convoquer, manu militari, les dirigeants de la grande distribution et les pétroliers (comme la Société anonyme de la raffinerie des Antilles) qui vivent grassement depuis des lustres sur le dos des Guadeloupéens, des Martiniquais ou des Réunionnais et engager des négociations sérieuses sur les salaires et l’emploi ? L’attitude de Laurence Parisot est à cet égard socialement irresponsable et politiquement anachronique.

Ségolène Royal, qui assiste aujourd’hui aux obsèques du syndicaliste Jacques Bino, a raison de dire que la paix peut revenir si la justice est là ! nos compatriotes d’Outre mer ne réclament pas autre chose, leurs concitoyens de métropole les soutiennent sans faille dans leur combat ! Que le gouvernement prenne ses responsabilités, la lâcheté ne saurait tenir lieu de programme pour les Antilles.

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Billet edito

Monsieur Marleix, Monsieur Rolex, Monsieur Gøsta Esping-Andersen

44 commentaires 28 mai 2008

Bonjour à toutes et à tous, l’actualité a été riche, j’ai suivi avec beaucoup d’intérêt le débat sur la réforme des institutions en espérant que sur ce sujet important, le gouvernement consentirait à avancer sur le terrain des socialistes: nous avons donné depuis plusieurs semaines, sur ce sujet, l’image d’une opposition constructive qui aurait pu servir le parlementarisme républicain. Je crois que c’est désormais peine perdue. C’est sans aucun doute un rendez vous démocratique important qui risque ainsi d’être manqué… comme de coutume, je me livre ici à quelques libres réflexions sur des sujets d’actualité, mais auparavant un grand merci pour vos échanges riches et argumentés. Je suis vraiment heureuse de votre fidélité et je voulais simplement vous le dire.

Dur Marleix, sed lex

ADF Vous avez sans doute lu les attaques récurrentes de la droite et du gouvernement, en la personne de M. Marleix, Secrétaire d’Etat aux collectivités locales, contre les collectivités locales détenues en majorité par la gauche dont je considère, pour ma part, qu’elles sont le fer de lance d’un contre gouvernement sur lequel il faudra compter pour gagner les élections de 2012. C’est d’abord et naturellement contre les 20 régions détenues par la gauche que les coups se sont portés ces derniers jours, accusées d’inflation injustifiée de leurs dépenses, de leurs effectifs et d’accroissements fiscaux illégitimes et exorbitants. Il y aurait, selon l’UMP de quoi nourrir un « livre noir des Régions socialistes », de quoi signifier surtout que la campagne pour les régionales a commencé et que la droite ne reculera devant aucun mensonge, ni aucun coup bas pour regagner le terrain perdu, dûsse t-elle pour cela décider d’un mode de scrutin plus favorable à ses intérêts, perspective de plus en plus vraisemblable.

Ce que la droite oublie de dire, c’est le poids du désengagement de l’Etat qui a longtemps désinvesti dans des secteurs ensuite transférés obligeant alors les collectivités à des efforts supplémentaires. Ce qu’elle oublie de souligner, c’est la raréfaction des fonds publics nationaux et européens, le repli des recettes fiscales, l’accroissement exponentiel des dépenses de solidarités et l’explosion des coûts de la construction. Ce qu’elle oublie de dire c’est que depuis des années et plus encore aujourd’hui, l’Etat engage des politiques publiques avec l’argent des autres (cf. le plan banlieues, mais au fait, ça existe encore ? ). Ce qu’oublie encore de dire la droite, c’est que les collectivités ont, à la différence de l’Etat l’obligation de voter leurs budgets en équilibre et qu’à ma connaissance aucune région n’est aujourd’hui, selon les ratios de la Direction de la comptabilité publique et du ministère de l’Intérieur, dans les seuils d’alerte. La vérité c’est que le gouvernement décentralise de la rigueur !

Le pragmatisme est une idéologie dangereuse…

Ainsi que j’ai déjà eu l’occasion d’en parler sur ce blog, Nicolas Sarkozy a installé, le 15 avril, le comité de réflexion sur le préambule de la Constitution présidé par Simone Veil. Le rapport doit être remis avant le 30 juin 2008 pour servir à un projet de loi. Je vous avais dit, malgré la personnalité de sa présidente, républicaine et humaniste, la prévention et l’inquiétude même que m’inspirait cette initiative. D’abord parce que l’on sait déjà ce que Nicolas Sarkozy pense de chacun des sujets qu’il a souvent mis en débat: on se souvient de ses propos sur les origines génétiques de la pédophilie, on connait sa propension à faire des représentants religieux des interlocuteurs politiques au risque du communautarisme et au mépris de notre laïcité, on a bien compris sa lecture ethniciste des problèmes sociaux… On sait enfin que cette révision est inspirée par le souhait de contourner le Conseil constitutionnel qui a refusé les statistiques ethniques, comme d’ailleurs les avis du Comité national d’éthique dont la réforme actuelle pourrait, dans l’indifférence la plus absolue, signifier la neutralisation.

Rolex Je me demande parfois si le pragmatisme, dont le président se réclame sans cesse, n’est pas devenu une dangereuse idéologie en même temps que le signe d’une profonde inculture politique.

La question importante, pour moi, est moins celle de la constitution, qui n’a pas à se lancer dans une course de vitesse avec les changements de la société, que celle de la société elle-même, qui doit protéger les citoyens en fonctions de tous les dangers nouveaux et faire respecter tous leurs droits.

Ainsi la prise en compte des populations issues de l’immigration (la fameuse « diversité ») doit se faire par des politiques adaptées, et non pas en faisant d’elle une catégorie à part de Français, dans le préambule même de la Constitution.

Que le Préambule continue de ne faire aucune distinction entre les citoyens français me paraîtrait une excellente chose. La réflexion est différente lorsqu’il s’agit de faire des lois et ou des règles de fonctionnement dans les administrations ou les entreprises. C’est là, sur ce terrain, qu’il faudrait intervenir.

Pour donner un contre-exemple dans la méthode, regardez ce qu’a fait Zapatero en Espagne:

D’un côté il prête serment au Roi dans un protocole qui ne bouge pas, et de l’autre, il a constitué un gouvernement comprenant davantage de femmes que d’hommes, avec une femme enceinte au ministère de la Défense : Carme Chacon, 37 ans.

Il a également créé un ministère de l’Egalité, attribué à une autre femme : Bibiana Aido, 31 ans au moment où le gouvernement français fait lui le choix scandaleux de supprimer les délégations régionales aux droits des femmes !

Au lieu de se démener inutilement avec de faux problèmes de forme ou de symbole pour simuler la rupture, il l’a fait, en donnant des droits nouveaux aux citoyens discriminés, comme les homosexuels, par exemple.

C’est comme ça qu’il faut faire de la politique aujourd’hui, pas en nommant commission sur commission, et en rêvant de changer la réalité de la vie des gens en bousculant artificiellement le meilleur de l’héritage républicain.

Chez Sarkozy, le volontarisme n’est que de façade, renforçant au final, en cas d’échec, l’idée que c’est la République qui est impuissante. Ce que je ne crois pas.

Gøsta Esping-Andersen

Esping-Andersen On m’a conseillé récemment la lecture des Trois leçons sur l’Etat providence de Gøsta Esping-Andersen parues au Seuil dans la collection de la République des idées qui est une vraie mine d’or. L’ouvrage revisite le concept d’Etat providence à l’aune de notre société post industrielle et propose de faire de nos politiques sociales un investissement pour l’avenir en passant d’une logique strictement réparatrice consistant à compenser à un instant T un handicap, une perte de revenu, une difficulté passagère, à une logique dynamique d’investissement social favorable à la croissance et à la transition vers l’économie de la connaissance, c’est-à-dire de l’innovation. Les dépenses sociales ne sont plus seulement conçues comme des coûts, mais comme des facteurs de croissance et de développement futur.

Esping-Andersen suggère en particulier d’investir dans la petite enfance (je vous renvoie à mes post sur ce blog…) et dans l’emploi des femmes. Je me retrouve bien dans cette analyse percutante très bien introduite par Bruno Palier. Je vous en suggère la lecture.

Ma ville, mon canton

La prison, ce n’est pas automatique

84 commentaires 25 novembre 2007

Trop c'est tropBonsoir à tous, je mets en ligne une tribune que j’ai cosignée avec Bernard Bolze, parue dans la Tribune de Lyon à l’occasion de cette Semaine des prisons. Fondateur de l’Observatoire international des prisons, Bernard a été le coordonnateur de la campagne contre la double peine, avec le succès que vous savez ; il mène actuellement la campagne « trop c’est trop » pour le respect d’un numerus clausus en prison et contre la surpopulation carcérale lancée à Lyon en janvier 2006. Un principe simple : une place, une personne !

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J'aime !

Ma rencontre avec Robert Badinter

513 commentaires 27 septembre 2006

Il y a peu d’hommes politiques aussi respectés que lui, et je fais partie de ceux qui, au Parti Socialiste ou non, éprouvent depuis toujours une grande admiration pour son action, son intelligence, sa culture et son courage.

Lors de sa venue à Lyon, lundi dernier, à l’occasion des 25 ans de l’abolition de la peine de mort j’avais l’espoir de le rencontrer et d’échanger quelques mots avec lui. En l’écoutant ce soir-là, je crois avoir mieux compris ce qui fait la force de cet homme.

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