Redonner à chaque enfant les moyens de la réussite, c’est tout l’objet de nos réformes



Ce 10 juin 2015, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a répondu à une question de Jacques Alain Bénisti, député du Val de Marne sur le rapport de l’UNICEF et la pauvreté qui touche un enfant sur 5.

Retrouvez ici la réponse de Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche :

Monsieur le député, je suis sincèrement ravie de vous entendre faire référence à ce rapport de l’UNICEF, qui pointe avec beaucoup de justesse la terrible réalité de la pauvreté des enfants dans notre pays. Il rappelle qu’un enfant sur cinq est concerné. Je déplore une chose : que ces enfants en situation de pauvreté soient si absents de nos débats publics au sujet de l’école. C’est comme si nous nous étions habitués, petit à petit, à leur sort, comme nous nous étions habitués à un système scolaire inégalitaire.

Je rappelle, puisque vous m’y invitez, que tout l’objet des réformes que nous entreprenons en matière éducative depuis 2012, consiste précisément à redonner à chacun de ces enfants les véritables moyens de sa réussite. Nous avons réintroduit la préscolarisation des enfants avant l’âge de trois ans, que vous aviez complètement sabordée : c’est précisément pour favoriser l’acquisition du langage, du vocabulaire, par des enfants plongés dans une situation difficile. (Exclamations sur les bancs du groupe Les Républicains. – Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, républicain et citoyen et du groupe écologiste.)

Nous avons mis en place le dispositif « plus de maîtres que de classes à l’école primaire » – sans même parler du collège : j’y viendrai – pour mieux accompagner les enfants, pour les aider à acquérir les fondamentaux dont vous avez parlé. Nous avons réformé l’éducation prioritaire, en consacrant 300 millions d’euros de plus aux établissements les plus confrontés aux difficultés sociales, pour aider ces enfants auxquels vous avez fait allusion. Enfin, je le répète, nous réformons le collège non pour porter atteinte aux disciplines fondamentales, mais au contraire pour favoriser leur apprentissage par les élèves, grâce d’autres pratiques pédagogiques, grâce à l’accompagnement personnalisé, grâce à l’interdisciplinarité : ces méthodes ont fait leurs preuves ailleurs.

Monsieur le député, puisque vous êtes si attaché à la réussite de tous les enfants de France, je vous invite à nous accompagner dans nos réformes. La première d’entre elles consiste à créer à nouveau des postes dans l’enseignement, comme nous le faisons, et à donner à nouveau une formation aux maîtres – car vous avez oublié de préciser que vous l’aviez supprimée, cette formation !

Éducation nationale Publié le 10 juin 2015

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19 commentaires sur Redonner à chaque enfant les moyens de la réussite, c’est tout l’objet de nos réformes

  1. Luise

    Budget : Il manque 49 000 fonctionnaires
    Arrêtez de pavaner et réfléchissez plutôt au budget…

     » Les effectifs réels de l’État et de ses opérateurs restent inférieurs aux plafonds votés, à hauteur de 49 000 agents. Cette « sous-exécution » n’est pas nouvelle, mais elle a tendance à augmenter », note Valérie Rabeault dans son rapport sur le budget 2014 remis à l’Assemblée nationale.
    En tête de cet écart, l’Education nationale où le plafond d’emplois est de 9 417 postes supplémentaires alors que seuls 7 419 sont effectivement créés.

    La difficulté à recruter des enseignants est ainsi mise en évidence dans le budget. L’objectif des 54 000 créations de postes pourra t il être atteint ?

  2. Philou

    Vous avez déclaré

    « … En d’autres termes, si 89 % des élèves qui apprennent l’allemand en sixième sont aujourd’hui dans un dispositif bilangue, cela ne signifie pas que la survie de l’allemand est liée au maintien du dispositif bilangue, mais cela traduit un dévoiement du dispositif bilangue, le plus souvent au détriment de l’offre d’allemand en langue vivante 2. Car dans le collège actuel, dans les établissements où des classes bilangues se sont ouvertes, lorsqu’un élève cherche à prendre l’allemand en classe de quatrième, il arrive souvent qu’on lui dise que ce n’est pas possible. En effet, ces enseignants qu’il est difficile de recruter – vous le dites vous-même – sont concentrés sur les classes bilangues qui concernent 16 % des élèves. Ils ne peuvent donc pas répondre à la demande de ceux qui voudraient faire allemand en seconde langue en quatrième. »

    Ceux d’entre nous dont la classe de 4ème a été fermée parce que justement l’Inspection académique jugeait la demande en LV2 insuffisante apprécieront. Avec la suppression des bilangues, on ne manquera effectivement pas d’enseignants en LV2. Nous allons pouvoir enfin satisfaire tous les élèves qui se pressaient devant la salle d’allemand, mais n’y avaient pas accès. C’est sans doute ainsi que vous entendez justifier vos prévisions d’une augmentation de 40 000 (de mémoire de 475 000 à 515 000) du nombre des germanistes … Quelle ignorance des réalités. C’est pitoyable.

    Que faire face à tant de mauvaise foi et d’hypocrisie?

    Mépris, mépris, mépris, mépris … nous n’oublierons pas et ne lâcherons rien. Votre réforme se fera sans nous!

  3. Suppression du latin et du grec impensable en 2011

    L’importance cruciale de cet enseignement pour notre société est clairement soulignée par les Inspecteurs Généraux de l’Éducation Nationale dans le rapport de 2011 : l’idée même d’ « une décision de suppression radicale des enseignements de langues et cultures de l’Antiquité » leur paraît « impensable » :
    » Une décision de suppression [de l’enseignement des Langues Anciennes] paraît encore plus impensable : pareille mesure, surtout dans la période actuelle, ne resterait pas sans effets sur le pays. Les conséquences prévisibles en seraient à la fois culturelles à long terme (ce serait consommer la rupture avec nos origines culturelles) et à court terme, politiques. Le coût social, politique et budgétaire d’une mesure de suppression programmée serait assurément important, puisqu’elle impliquerait tant dans l’enseignement secondaire qu’à l’université des mises à la retraite anticipée, des plans de reconversion, un repositionnement institutionnel de l’ENS Ulm, de l’École des Chartes, de l’Institut français d’Athènes et de l’École française de Rome. La nécessité d’accompagner pareille décision d’un discours politique ne pourrait que rallumer des guerres de religion. »

    « Comment l’école pourrait-elle prétendre enseigner les valeurs humanistes si dans le même temps elle renonce à pratiquer les disciplines fondatrices de l’humanisme ? Le rôle de l’école n’est-il pas d’apprendre aux élèves à se situer par rapport aux évolutions sociales autant que de les y adapter ? La crise des humanités met en évidence les limites des stratégies adoptées depuis 1968 et celles des modèles successivement retenus pour réformer notre système éducatif. » (Source : L’enseignement des langues et cultures de l’antiquité dans le second degré – Rapport de l’Inspection générale de l’éducation nationale » n° 2011-098 août 2011)

  4. Frédéric Auria

    Intéressant votre blog, les commentaires sont édifiants… ce n’est plus un problème de cote de popularité à ce niveau-là, c’est toute votre incompétence et votre arrogance qui éclatent au grand jour… Car manifestement tous ceux qui vous critiquent vertement ici prennent les objectifs que vous mettez en avant au sérieux, pour eux, ce n’est pas de la com’, ce n’est pas de l’enfumage ! Alors mettez-vous au travail sérieusement, avec des gens qui tiennent la route, virez les conseillers qui ont osé vous pondre une telle réforme, ou, comme une autre personne l’a si bien dit, vous qui gardez votre porte ouverte à la discussion, vous nous rendriez un grand service si vous la preniez cette porte :)

  5. PF

    Est-ce que le ministère a prévu un plan pour lutter contre le burn-out ou autre dépression ?
    Parce que depuis mi mars, vous n’imaginez pas le nombre de collègues d’allemand en détresse…Avez-vous réfléchi une seconde aux messages que vous leur envoyez ? Messages par médias interposés évidemment car vous ne daignez pas leur répondre…On les a traités de pseudo intellectuels, de conservateurs, d’immobiles, de personnes qui répandaient des mensonges dans les médias, qui n’avaient pas bien lu ni bien compris la réforme (D’ailleurs l’avaient-ils lue – avez-vous osé dire …).
    On les méprise et les déconsidère et il faudrait qu’ils acceptent sans broncher d’être rayés de la carte ? Dans quel monde vit-on ???!!!

    PS: Avez-vous au fait un contrat avec une marque de dentifrice ?…

  6. SYLVOS

    Votre porte est ouverte ? Pourquoi faire ?
    Vous n’écoutez aucun des arguments pédagogiques de bon sens qui vous ont été avancés depuis des mois.
    Vous niez la réalité du terrain autant que la valeur des professionnels.
    Vous alignez mensonge sur mensonge pour disqualifier les enseignants et leur travail.
    Vous ne répondez pas à leurs inquiétudes légitimes.
    Vous faites preuve d’incompétence en ignorant la vie quotidienne de ce milieu dont vous avez été indûment nommée ministre.
    Vous inondez les médias de votre enfumage idéologique douteux et irréaliste.
    Vous avez toujours l’oeil sur la caméra à l’Assemblée Nationale, car elle est le miroir de votre ambition et de votre narcissisme.
    Supprimer ce qui marche pour instaurer par la force ce qui a fait les preuves de son inefficacité ne peut être ni une bonne chose ni une idée révolutionnaire.
    La pédagogie est l’art de la répétition , dites-vous ? Mais vous ne faites que du psittacisme. Répéter 31 fois les mêmes chiffres erronés et les mêmes conclusions fausses ne fait pas de vous un puits de science ni de sagesse, encore moins une référence en matière de pédagogie.
    Vous avez fait une erreur politique grave en politisant un débat pédagogique et en traitant dès le début des professionnels responsables comme des adversaires politiques.
    Nous ne sommes pas des petits enfants qui ne savent pas lire des textes ni comprendre les enjeux de restrictions budgétaires qui se cachent à peine derrière de belles phrases ampoulées. Nous avons très bien compris.
    Nous autres pseudosZintellectuels nous opposons fermement à votre réforme.
    Vous avez déjà verrouillé toutes les portes.
    Plutôt que votre porte , ouvrez votre fenêtre et laissez votre réforme s’envoler pour rejoindre le pays des songes creux et des désastres prévisibles.
    A méditer : le mieux est l’ennemi du bien .

  7. Il sera toujours temps d'apprendre plus tard !

    Najat Vallaud-Belkacem, dans le même temps, fait, quant à elle, l’éloge du « saupoudrage » au collège. Oui, du saupoudrage ! Un peu de civilisation ancienne, un zeste d’éducation citoyenne, un soupçon de développement durable ou encore un rien de découverte du monde économique et professionnel. Voilà ce que proposent les nouveaux enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) qui empiéteront sur le temps d’apprentissage des savoirs fondamentaux, ceux-là mêmes qui peuvent donner à chacun l’occasion de se surpasser.

    Saupoudrage, c’est le terme exact qu’a employé la ministre lors de son audition au Sénat, début juin : « C’est à nous de donner aux enfants le goût du travail et celui du mérite, en les initiant par exemple au latin et au grec. Et quand bien même ce ne serait que saupoudrage, il sera toujours temps d’approfondir et d’aller plus loin au lycée ou à l’université. »

    Ces propos ont fait bondir plusieurs associations de professeurs (1) : « La suppression aveugle de nombreux horaires disciplinaires au profit de dispositifs hasardeux et inégalitaires ne peut manquer de creuser les écarts entre établissements et élèves, et de compromettre définitivement la formation exigeante que l’on doit aux collégiens », assurent-elles dans un communiqué commun. On ne saurait mieux dire…
    http://www.lepoint.fr/editos-du-point/sophie-coignard/reforme-du-college-vallaud-belkacem-ou-la-philosophie-du-saupoudrage-11-06-2015-1935423_2134.php#r_

  8. Odile Chaumeton

    En septembre 2014, 78 % des enseignants avaient une bonne opinion de vous, en mai 2015, 57% des enseignants ont une mauvaise ou très mauvaise opinion de vous. Je crois que là vous battez un record. vous vous êtes grillée en quelques mois. Faut dire que vous y avez mis du votre…

  9. PF

    Logique du ministère: pas d’allemand en primaire = plus de bilangues = plus d’allemand en primaire !
    La boucle est bouclée et des économies sont ainsi faites…Scandaleux !

  10. Jan Scheithauer

    Le grand gagnant de cette réforme, c’est l’enseignement privé et les classes supérieures qui seront plus que jamais rassurés dans leur prétention de diriger la France.
    Pour être cohérent, il aurait fallu interdire l’enseignement privé. Maintenant, tous ceux qui ont les moyens vont envoyer leurs enfants aux collèges et lycées privés pour éviter la médiocrité. Cette tendance anti-démocratique qui existe déjà depuis longtemps va être encore renforcée par la réforme de Mme Belkacem. L’école publique sera l’école des pauvres tandis que les enfants des classes aisées resteront entre eux dans leurs propres établissements.

    Il y a une devise communiste qui est plus que jamais d’actualité :
    Wer hat uns verraten ?
    Die Sozialdemokraten !

  11. BAILLEUL

    Bonjour, je suis conseillère d’orientation psychologue et depuis quelques années, je reçois des élèves en difficulté scolaire (sss) .A force d’entretiens et de divers tests, j ‘ai pu constater que ces élèves ont un problème tout simplement de lecture (après évidemment avoir vérifié une suspicion de dys) ce qui occasionne chez ces élèves une fatigabilité cognitive importante de décryptage les empêchant à accéder au sens de ce qu ils lisent et donc à un découragement… donc des résultats scolaires qui empirent etc…preuves à l’appui, je suis prête à vous soumettre les différentes hypothèses sur ce problème et donc à vous aider à trouver les pistes de remédiation et programmes à mettre en place!!! quand on n’accède pas au sens de ce que l’on lit les difficultés à adhérer aux programmes scolaires sont sources de décrochage …….à méditer et à votre service (je suis du terrain!) cordialement B.B

  12. Romain Massié

    Vote à l’Assemblée pour le maintien des classes bilangues :
    – Votants: 64
    – Exprimés: 64
    – Pour: 25
    – Contre 39
    Je suis dépité même si je n’avais que peu d’espoir…
    Bilan de la discussion à l’Assemblée:
    – Mme La Ministre sort les chiffres de 2013 pour montrer qu’il y a toujours des candidats au CAPES (et promet de recruter entre autre 515 profs d’allemand (je ne sais pas encore où elle va les trouver)
    – elle affirme aussi que la LV2 en 5e marche en citant l’Académie de Toulouse (alors que non ce n’est pas le cas: http://www.aplv-languesmodernes.org/spip.php?article5805)
    – elle a osé dire que si les élèves ne prenaient pas l’allemand LV2 en 4e c’est parce que les enseignants ne sont pas disponibles mais occupés avec les classes bilangues (!!!!!),
    – elle a aussi dit que les sections euro « réservées » à une minorité (pour être dans une bonne classe) étaient bien supprimées mais trouveront leur place dans l’EPI « Langue et culture étrangère » au même titre que la DNL (discipline non-linguistique, soit par exemple un cours d’HG en allemand ou de physique en anglais…)
    – elle a ajouté qu’une carte scolaire des langues en primaire verrait le jour en décembre 2015 pour diversifier les offres de langues en primaire (les parents, la balle est dans votre camp, on vous imposera anglais, ou espagnol, ou allemand ou portugais ou chinois…)
    Bref elle a oublié la réalité du terrain et celle des professeurs d’allemand qui n’auront plus que 3 classes LV2 à 7.5h hebdo au lieu de 6 classes bilangue/LV2 à 18h hebdo dans un seul établissement.
    Bref aujourd’hui je fais grève.

  13. Fußball

    Plus de 44 000 personnes ont signé la pétition de l’ADEAF contre la suppression des classes bilangues et des sections européennes, plus de 75% des professeurs sont contre la réforme telle qu’elle leur est présentée aujourd’hui, de plus en plus de parents s’informent et comprennent maintenant (même à la FCPE) le mécontentement des enseignants qui se battent pour le bien de tous les enfants, pas seulement des leurs comme veulent le laisser entendre quelques langues et quelques plumes malintentionnées et sectaires…
    Et vous vous obstinez à ne pas vouloir les entendre, juste pour ne pas perdre la face ! Vous savez très bien que vous avez commis une énorme erreur…
    Sans l’appui des enseignants, votre réforme ne sera pas appliquée, sera détournée… Demandez à votre collègue amateur de football si un entraineur peut décider d’une tactique si les joueurs ne veulent pas l’appliquer sur le terrain… Lui, de toute façon, ne va pas sur le terrain…

  14. Sudholt

    Oser dire que la réforme est inspirée par les enseignants !!! Il fallait le faire….Vous ne doutez de rien mais cet enfumage et ces mensonges ne trompent personne:
    http://www.marianne.net/agora-vallaud-belkacem-ose-dire-que-reforme-est-inspiree-les-enseignants-100234471.html#
    Vous faites un concours ou quoi ? Parce qu’au niveau bobards, vous êtes auf Platz 1 !!! Allez donc trainer un peu dans les salles des profs et vous verrez les soutiens que vous avez…
    Laissez-nous travailler et rendez-nous nos sections euros et bilangues !

  15. Inventaire avant liquidation

    http://www.lepoint.fr/video/les-dessous-du-point-latin-grec-ce-qu-on-leur-doit-10-06-2015-1935256_738.php

    Le maintien des langues anciennes au collège n’a jamais été un objectif du ministère : il ne s’est jamais agi que d’en camoufler la suppression, et de s’en dédouaner. Le volontarisme officiel n’était qu’un artifice d’affichage : les deux dispositifs prévus pour l’enseignement du latin et du grec – Enseignement Pratique Interdisciplinaire (EPI), et un seul « enseignement de complément » de Langues et cultures de l’Antiquité (LCA) – n’engagent absolument pas le ministère. Ils ne sont en effet pas régis par des dispositions nationales réglementaires, mais rejetés dans les marges de l’autonomie locale : le latin ne sera enseigné dans les collèges que si le chef d’établissement et le conseil pédagogique le veulent et le peuvent ; quant au grec, il sera peut-être « saupoudré » par un EPI.

  16. Lainé

    Ça sait pô lire, un prof, surtout un prof d’allemand, c’est bien connu. On ne comprend pas votre réforme et votre logique mathétique. J’ai fait une terminale C pour choisir ensuite d’enseigner l’allemand. Quelle idée stupide, non? Bon, ça me permet encore de compter: 18h d’allemand ds mon collège dont 12 heures de BILANGUE! Que restera-t-il après la généreuse réforme? 7h30!!!;
    Nous voulons le meilleur pour nos élèves et nos enfants.
    Rendez-nous nos classes bilangues!

  17. Tous en grève le 11 juin !

    L’AP (3h/sem en 6ème et au moins 1h/sem en 5ème-4ème-3ème) est mis en place sur les horaires disciplinaires et non en plus.
    Tout comme l’AP, les EPI en 5ème, 4ème et 3ème seront mis en place en phagocytant les horaires disciplinaires.
    Le principe même des Enseignements Pratiques Interdisciplinaires est très contestable puisqu’il s’agit, avec cette réforme, d’imposer un travail interdisciplinaire sur le temps disciplinaire !
    Imposition des EPI aux professeurs des disciplines dont les horaires sont les plus élevés (Français, Mathématiques, Histoire-Géographie-EMC ou EPS).

    Suppression de l’option facultative Langues et Cultures de l’Antiquité. Risque d’extinction de l’enseignement des LCA dans la continuité de la suppression du CAPES de Lettres Classiques.
    Introduction d’un EPI Langues et Cultures de l’Antiquité. Risques : horaire à déduire des horaires disciplinaires (en particulier du Français) et pas d’apprentissages de langues malgré l’intitulé de l’EPI.
    Remplacement de l’option de LCA par un enseignement complémentaire à l’EPI Langues et Cultures de l’Antiquité. Risques : horaire non garanti, à déduire des horaires attribués à la mise en place de groupes à effectif réduit et cet enseignement complémentaire peut être arrêté au cours du cycle 4.

  18. La rèforme est une honte !

    Tous en grève le 11 juin !
    La publication du décret et de l’arrêté définissant l’organisation du collège à partir de la rentrée 2016 met en place une réforme plus bureaucratique que pédagogique qui ne répondra pas aux besoins de formation de la jeunesse de ce pays, ne réduira pas l’échec scolaire et mettra profondément en cause l’égalité d’accès aux savoirs et aux qualifications sur le territoire.

    Elle est de plus un affront à une profession qui se bat au quotidien pour la réussite des jeunes qui lui sont confiés.

    Les signataires demandent l’abrogation de ce décret et de cet arrêté et la reprise immédiate des discussions sur l’avenir du collège.

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