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Presse

La normalité, c’est sortir de l’illusion des solutions magiques

7 commentaires 29 mars 2013

Najat Vallaud-Belkacem à Rennes au Forum Libé, le 29 mars 2013

Najat Vallaud-Belkacem était invitée à débattre lors du Forum Libération de Rennes ce vendredi 29 mars 2013 aux côtés de l’éditorialiste Philippe Manière.

Objet du débat « Présidence normale : vous avez dit normale ? ».

« Le premier élément de la normalité, c’est de dire la vérité. «  a expliqué la ministre et porte-parole du gouvernement. « C’est ensuite de sortir de l’illusion des solutions magiques pour mettre fin à la crise. Les solutions existent, elles ne sont pas simples, elles exigent proximité avec les citoyens et pédagogie permanente pour être comprises.  Sortir de la crise donc mais aussi dessiner des perspectives de dépassement pour la nation, ce qui suppose de rétablir la confiance et passe par l’apaisement, l’harmonie, c’est aussi cela la normalité « .

Enfin pour la ministre « c‘est bien sur une éthique de comportement qui impose aux responsables politiques d’être en phase avec ce que vivent les citoyens : sobriété, exemplarité en sont les maîtres mots. »

En direct du Ministère des Droits des femmes

[Vidéo] Ouverture par le Président de la soirée « 8 mars, toute l’année »

1 commentaire 08 mars 2013

Retrouvez ici le reportage vidéo sur l’ouverture par le président de la République, François Hollande, de la soirée de mobilisation « Le 8 Mars C’est toute l’année » :


« La Liberté et la dignité des femmes. Ce n’est pas l’engagement d’une journée. Ce n’est pas même celui d’une année. C’est celui de tout mandat exercé au nom du peuple français. »
Le Président François Hollande dans son discours d’ouverture de la soirée « Le 8 Mars c’est toute l’année ».

Et voici dans son intégralité le discours du Président de la République en ouverture de la soirée « le 8 mars, c’est toute l’année », en présence de Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, porte-parole du Gouvernement :


Discours d’ouverture de la soirée « le 8 mars… par elysee

Najat Vallaud-Belkacem, Ministre des Droits des femmes, porte-parole du gouvernement organisait jeudi 7 mars une soirée de mobilisation « Le 8 mars, c’est toute l’année ! » au cours duquel a été rendu public le « Calendrier de l’égalité », mis en ligne sur le site http://8marstoutelannee.fr. Ce calendrier illustre la volonté du gouvernement de faire de l’égalité une réalité : pas un jour par an, mais toute l’année !

La soirée était ouverte par le Président de la République. Se sont ensuite succédés sur scène de nombreuses personnalités engagées pour l’égalité femmes – hommes et venues témoigner de la façon dont elles agissent, jour après jour, pour faire reculer les inégalités. La soirée était animée par Isabelle Giordano.

Ainsi du 9 mars 2013 au 8 mars 2014, ce sont 365 personnalités, structures, administrations, collectivités, associations, établissements scolaires, syndicats, entreprises ou encore responsables politiques qui s’engagent à faire de l’égalité femmes – hommes un enjeu de chaque jour. Le calendrier de l’Egalité fait apparaître chaque jour une personnalité ou structure différente et présente un événement qu’elle organise en lien avec les droits des femmes. L’objectif est à la fois de valoriser des initiatives locales et nationales innovantes pour l’égalité et d’entrainer dans une dynamique collective l’ensemble des actrices et des acteurs de la société française.

Retrouvez et partagez l’évènement sur les réseaux sociaux en utilisant le hashtag #8marstoutelannee !

Le 8 Mars toute l'année !

En direct du Ministère des Droits des femmes

Journée contre les violences faites aux femmes : visite avec le Président d’un centre d’hébergement

2 commentaires 25 novembre 2012

François Hollande et Najat Vallaud-Belkacem visitent le foyer FIT une femme, un toit

À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, dimanche 25 novembre, le président de la République, François Hollande, la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, et la ministre de l’Égalité des territoires et du Logement, Cécile Duflot, ont visité un centre d’accueil géré par l’association « FIT-Une femme, un toit », situé dans le 3e arrondissement de Paris, qui héberge de jeunes femmes victimes de violences.

Le président et les ministres ont écouté les témoignages des jeunes femmes accueillies dans ce centre d’hébergement et leur a exposé les mesures que prépare le gouvernement pour assurer une meilleure protection et prise en charge des femmes victimes de violence. Poursuivre la lecture

Porte-parolat du gouvernement

Université Bretagne Sud : nouvelle étape des « rencontres de la porte-parole »

Pas de commentaire 12 octobre 2012

Porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem organise une fois par mois un dialogue avec les citoyennes et les citoyens. Ces « rencontres de la porte-parole » sont un moment d’échange pour comprendre l’action du gouvernement.
Le 12 octobre dernier, c’est devant les étudiants de l’Université de Bretagne Sud que la porte-parole a expliqué les dernières mesures gouvernementales. Un évènement à retrouver très bientôt en vidéo sur ce blog !

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Presse

« Portrait » par Olivier Bertrand dans Libération

3 commentaires 26 janvier 2012

A retrouver également sur le site de Libération.

NVBLibé

En campagne

Une comparaison abjecte qui fait honte à la politique française.

14 commentaires 16 janvier 2012

Mon communiqué à la presse:

« En comparant ce matin François Hollande au capitaine du Costa Concordia, paquebot échoué vendredi sur les côtes italiennes, Gérard Longuet a dépassé les frontières de l’admissible en bafouant la décence la plus élémentaire due aux victimes du naufrage et à leur familles endeuillées.

Rien ne peut justifier un tel manque d’égard à la personne humaine, un tel irrespect de la vie, une telle ignominie à l’encontre d’un adversaire politique dans un pays démocratique et républicain comme la France.

Non seulement Gérard Longuet doit retirer ses propos sans délai, et présenter ses excuses les plus formelles, mais un sévère rappel à l’ordre du chef du Gouvernement comme des instances de son parti s’impose désormais pour atténuer le déshonneur qu’il a jeté sur l’ensemble de la politique française.

Sur le plan politique, cette dernière sortie d’un membre de l’UMP doit sonner la fin d’un cycle de déclarations qui salissent la campagne présidentielle très au-delà de l’acceptable : la stratégie de défausse du gouvernement s’apparente désormais à une débandade incontrôlée qui met en péril les conditions mêmes de notre vie démocratique. »

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« Mensonges à la Une » de Gilles Bon-Maury

4 commentaires 14 janvier 2012

Après la Une du journal Libération d’hier concernant la position de l’UMP et de Nicolas Sarkozy sur l’ouverture du mariage à tous les couples (et non « mariage gay »), j’ai tenu à réagir auprès de la presse dans un communiqué que vous pouvez trouver ici : AFP – Mariage homosexuel: « brouillage des pistes » par Sarkozy (porte-parole Hollande)

Gilles Bon-Maury, Président d’HES et en charge des questions LGBT dans l’équipe de François Hollande, a par ailleurs commis un trés bon article sur ce sujet, dont je vous donne lecture.

Mensonges à la Une

Ce matin, Libération a choisi une couverture choc pour vendre ses 120.000 exemplaires quotidiens (ci-dessous, à gauche). Un petit Sarkozy penaud passant la bague à l’énorme index d’un gay barbu, vêtu d’un slip blanc et d’une casquette de cuir. Goguenard, le directeur de la rédaction du journal rappelait hier que le couple s’était déjà rencontré le 25 juin 2011 (ci-dessous, à droite), 150 numéros de Libération plus tôt. Sommet de la subversion dérisoire ou de la dérision subversive, le couple devient donc le running gag du quotidien. Il ne faut pas prendre les passants qui traversent les maisons de la presse pour des abrutis. Ils comprennent très bien le second degré et se mobiliseront tous en faveur de l’ouverture du mariage à tous les couples.

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Cette image pourrait donner aux moins drôles l’envie facile de refermer le journal. Seulement voilà, elle est placardée en couverture. Il leur faudra donc ouvrir Libération pour y échapper. Et c’est à ce moment là qu’ils se sentiront dans le même état que le Sarkozy croqué en couverture : piégés.

 Que dit la couverture ? “Mariage gay, Sarkozy tenté par le oui. Selon nos informations, le Président s’apprêterait à inscrire le mariage homosexuel dans son programme de campagne“. Passons sur le vocabulaire. Parler de “mariage gay” ou de “mariage homosexuel” revient à reconnaître une sexualité à une institution, ce qui n’est pas raisonnable. Ou à distinguer entre mariage gay et mariage triste, ce qui n’est pas charitable. Convenons que le lecteur distrait retiendra de cette couverture que Nicolas Sarkozy envisage de proposer l’ouverture du mariage aux couples homosexuels dans son programme – il est donc candidat – pour l’élection présidentielle de 2012.

Or que découvre-t-on, lorsqu’on tourne la page du quotidien ? “Nicolas Sarkozy, qui est en train de définir son programme de campagne, devrait y inclure «l’union civile» pour les homosexuels : le mariage gay fait son chemin à l’Elysée“. Allons bon.

L’union civile, on connaît. C’est le contraire de l’ouverture du mariage.

Le 3 septembre 2006, sur le plateau du 20 heures de TF1, le candidat Sarkozy a répondu à Claire Chazal : “Je considère que le mariage homosexuel conduirait à l’adoption pour les couples homosexuels et je n’y suis pas favorable. Pour autant, je veux qu’on lutte contre toute forme de discrimination. Et l’amour homosexuel a le droit à la reconnaissance. Donc je propose la création d’un contrat d’union civique qui garantirait l’égalité des droits successoraux, sociaux et fiscaux. Il n’y a aucune raison qu’un couple homosexuel soit désavantagé par rapport à un couple hétérosexuel. Et je suis même prêt à faire un pas de plus dans la reconnaissance de l’amour homosexuel sur l’organisation de cérémonies spécifiques et éventuellement, dans les mairies.

C’est donc pour refuser l’ouverture du mariage à tous les couples qu’en 2006 déjà, le candidat Sarkozy proposait cette «union civile», objet juridique non identifié, pacs amélioré, sous-mariage, d’abord réservé aux seuls homosexuels, puis finalement à tous les couples sans enfant. Il a répété sa promesse en avril 2007 à TÊTU. Chacun peut aujourd’hui dresser le bilan : jamais la mise en œuvre de cet engagement de campagne n’a été à l’ordre du jour.

Mais chacun peut aussi se souvenir de la réaction de certains médias à cette époque. Le directeur de la rédaction de TÊTU d’alors a conclu ainsi son dernier éditorial avant les élections : “Pour ce qui nous concerne, quel que soit le vainqueur, les homosexuels pourront accéder soit à une union style pacs, soit au mariage. On peut donc dire qu’on a gagné.” Las, nous sommes déjà en 2012 et il ne semble pas qu’on ait gagné. Depuis 2007, en revanche, la Norvège, la Suède, Mexico, le Portugal, l’Islande et l’Argentine ont rejoint le club des pays qui ouvrent le mariage à tous les couples.

En 2007, le candidat Sarkozy a donc parlé «union civile» pour entretenir l’ambiguïté sur son refus d’ouvrir le mariage à tous les couples. C’est une arnaque, comme l’écrit Nicolas Gougain. Certains se sont laissés piéger. Pendant cinq ans, le président Sarkozy n’a pas bougé. Il a nommé Christine Boutin au gouvernement. Il a investi Christian Vanneste aux élections municipales. Ses députés ont rejeté massivement la proposition de loi socialiste visant à ouvrir le mariage aux couples de même sexe. Pendant cinq ans, à la droite qui a refusé systématiquement toute avancée des droits des couples de même sexe, la gauche a répondu rassemblée et volontaire.

Et en 2012, il suffit qu’une députée UMP recycle cette vieille proposition d’«union civile» dans une contribution au projet de l’UMP pour que Libération ose : “Mariage gay, Sarkozy tenté par le oui.” Deux erreurs en une page : il ne s’agit pas du mariage et il ne s’agit pas d’une tentation puisque cette mesure est inscrite à son programme depuis cinq ans. Immédiatement, sur le fondement de cette Une erronée, Europe 1 titre : “Mariage gay : Sarkozy prêt à dire oui ?” et France TV s’interroge : “Sarkozy va-t-il inclure le mariage gay dans son programme ?“.

En 2007, Nicolas Sarkozy a promis. Il n’a pas tenu parole. En 2012, il n’a pas eu besoin de promettre : Libération s’en est chargé.

Gilles Bon-Maury

Ici l’article sur le site de TÊTU : Mensonges à la Une

En campagne, Presse

TVA, pouvoir d’achat: mon communiqué à la presse.

8 commentaires 12 janvier 2012

Ajouter de la hausse des prix à la hausse des prix : Nicolas Sarkozy s’entête à vouloir augmenter la TVA en période d’inflation.

Les derniers chiffres de l’inflation publiés aujourd’hui par l’INSEE montrent que les prix à la consommation ont encore augmenté de 0,4% au cours du mois de décembre. Ces chiffres sont d’autant plus inquiétants que l’inflation atteint ainsi son plus haut niveau depuis 3 ans, à 2,5%.

Les chiffres dévoilés par l’INSEE apportent la preuve formelle que le pouvoir d’achat des classes moyennes se réduit de jour en jour : en un an, le prix du café a explosé de 16,1%, le prix des viandes a grimpé de 4% et le prix des huiles s’accroît de 11,3%.

Plutôt que de venir en aide aux Français, Nicolas Sarkozy s’apprête à leur plonger la tête sous l’eau en ajoutant de la hausse des prix à la hausse des prix. Le projet de TVA antisociale porté par l’UMP vise à transférer la part familiale des cotisations patronales sur la TVA.

Ce coup de massue représenterait un transfert de 40 milliards, l’équivalent de quatre points de TVA. Ce serait l’instauration de la TVA à 24%. Les économistes estiment que l’augmentation de 2 points de la TVA entraînerait une hausse supplémentaire de l’inflation comprise entre 0,5% à 1%.

Alors que l’inflation se situe aujourd’hui à 2,5%, la hausse des prix à la consommation pourrait donc grimper jusqu’à 4,5%. La TVA antisociale est une atteinte grave au pouvoir d’achat des Français.

Billet edito

Pour une fiscalité plus juste!

14 commentaires 12 janvier 2012

La réforme du quotient familial proposée par François Hollande est simple, et ouvre une voie vers une fiscalité à la fois plus juste et plus transparente.

Notre fiscalité, et en particulier l’impôt sur le revenu, est, on le sait, construite sur l’idée de progressivité, qui permet de taxer dans une proportion plus grande les plus hauts revenus. C’est là l’un des fondements de notre société. Or, cette progressivité est menacée de tous côtés par la politique de la droite qui a, depuis dix ans, multiplié les niches fiscales, et les cadeaux aux plus riches, dont le bouclier fiscal est un exemple éloquent.

La situation actuelle révèle une grande inégalité fiscale due à un manque criant de progressivité, dénoncé par Thomas Piketty et Emmanuel Saez et Camille Landais : les auteurs ont montré que le système fiscal français, à force de retouches, est devenu régressif.

La perception fiscale est largement faussée par un discours mensonger ou caricatural. On entend dire qu’environ 50% des familles ne paient pas d’impôts. C’est une aberration : si 50% des familles ne sont pas soumis à l’impôt sur le revenu, en raison de revenus trop modestes, cette part de la population s’acquitte bien de la TVA, de la CSG, des impôts locaux et des diverses taxes sur la consommation. Tous ces impôts sont proportionnels et non progressifs. C’est pourquoi les impôts indirects peuvent représenter moins de 10 % du revenu d’un cadre supérieur, mais près du tiers de celui d’un smicard.

En laissant les impôts indirects se multiplier, et en ajoutant des couches successives de réformes, la droite n’a pas seulement aggravé les inégalités, elle a contribué à brouiller la compréhension de la fiscalité. Or, la maîtrise de l’impôt est un enjeu citoyen majeur : c’est un ciment du pacte social, étant donné que c’est la matérialisation même de ce que l’individu donne à la collectivité. Le principe du  consentement à l’impôt est, pour beaucoup, ce qui fonde l’Etat moderne. Le citoyen ne peut accepter l’impôt que dans la mesure où il contribue à en choisir, par l’intermédiaire de ses représentants, l’assiette, le taux, et ce à quoi seront destinées ces ressources — du moins dans une démocratie qui fonctionne, ce dont nous tendons à nous éloigner.

Le quotient familial est l’une des multiples causes tout à la fois de la très faible progressivité de l’impôt, et de la confusion entourant la fiscalité, qui empêche au citoyen de se saisir de ce sujet, et même, de se faire une libre opinion, tant le domaine est devenu technique. Livré au bon plaisir du politique, l’impôt devient une simple manette qu’actionne l’Etat dans la plus grande opacité, et un moyen pour lui d’agir, indirectement et tacitement, sur d’autres enjeux.

Réformer le quotient familial, comme le propose François Hollande, c’est réinjecter de la progressivité, c’est-à-dire de la justice sociale et du pouvoir d’achat. C’est empêcher que 10% des plus riches bénéficient de 46% des 13,9 milliards que l’Etat octroie aux familles par le quotient familial. En effet, non seulement le quotient familial exclut 50 % des français, non soumis à l’impôt sur le revenu, mais en plus, il bénéficie d’autant plus aux familles qu’elles paient plus d’impôt. Il est, malgré son plafonnement mis en place par la gauche dans les années 1980, régressif par essence.

Nicolas Sarkozy a qualifié « d’aberration » l’idée d’une réforme du quotient familial, qui est selon lui « le cœur de [sa] politique familiale. »Cette phrase laisse perplexe. En quoi consiste sa politique familiale ? S’il s’agit d’une politique nataliste, elle doit être explicite. Et comment justifier qu’une politique nataliste ne concerne que les familles les plus riches ? Peut-on défendre qu’on encourage les naissances, mais seulement des enfants de riches? Ou alors, si le présupposé de cette « politique familiale », c’est qu’un enfant de riches« coûte » plus cher à ses parents qu’un enfant de pauvres, c’est sans doute vrai, les inégalités sociales se reflétant souvent dans les cours de récréation. Mais est-ce à l’Etat de payer le différentiel d’argent entre enfants de riches et de pauvres, perpétuant ainsi les inégalités déjà existantes ? Est-ce le rôle de la collectivité d’inculquer dès le plus jeune âge l’idée d’une société stratifiée ?

Ce n’est pas de cette politique familiale-là que nous voulons. La politique familiale est un enjeu majeur pour la gauche, qui a mis la jeunesse au cœur de son programme. La gauche veut donner à toutes les familles les moyens d’élever leurs enfants, pour contribuer à l’égalité des chances. C’est ce qui permettra aux enfants de devenir, demain, non pas des jeunesses divisées, mais une jeunesse dynamique et rassemblée.

A lire:

Pour une révolution fiscale, Un impôt sur le revenu pour le XXIème siècle, Camille Landais, Thomas Piketty, Emmanuel Saez, Le Seuil/République des idées, 2011

En campagne, Presse

En réaction aux propos de Bernard Accoyer

12 commentaires 11 janvier 2012

En comparant une alternance démocratique et républicaine aux conséquences d’une guerre, Bernard Accoyer utilise le prestige de ses fonctions pour exercer une menace sur les Français : c’est tout simplement intolérable.

On voit se développer au plus haut niveau de l’UMP une véritable «stratégie de la terreur» qui ne fait pas honneur à la politique, encore moins à l’intelligence des Français.

La démocratie est une chose fragile qui se respecte : il faut que les hommes et les femmes de bonne volonté à droite, s’il en reste encore, se réveillent et lancent un appel à la raison pour faire cesser le massacre.

La «moranisation» des esprits doit s’arrêter aux frontières de Twitter et de Facebook : les tribunes et les institutions républicaines doivent être respectées.

C’est le genre de petite phrase outrancière qui ne sert qu’une chose : le vote pour Marine Le Pen.

Sait-il seulement ce qu’est une guerre, Monsieur Accoyer ?

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© 2013 Najat Vallaud-Belkacem.