Site personnel de Najat Vallaud-Belkacem, Ministre des Droits des Femmes, Porte-Parole du Gouvernement

Rassemblement des Jeunes Socialistes à Soustons

6 commentaires 04 mai 2013

Najat Vallaud-Belkacem à Soustons - Photo © Mathieu Delmestre

A Soustons dans les Landes, Najat Vallaud-Belkacem a participé avec François Lamy et Christiane Taubira à une table ronde sur la République et la lutte contre les discriminations.

La ministre des Droits des femmes a répondu à plusieurs questions sur l’égalité femmes-hommes et sur la mission que le Premier ministre lui a confiée pour lutter contre l’homophobie.

Elle s’est dite fière  du travail accompli en un an de gouvernement de gauche et a appelé les jeunes présents  à la mobilisation pour donner  toujours plus corps a l’idéal socialiste de justice et d’égalité :
« Je me suis replongée dans ce qu’on faisait il y a précisément un an, on était au dernier meeting de campagne de François Hollande, à Toulouse. C’était merveilleux, tout comme le rassemblement à la Bastille 2 jours plus tard, le soir de la victoire. Le 6 mai dernier nous sommes sortis de quelque chose d’irrespirable.
Se retourner et se rappeler ce qui a été défait ces 10 dernières années, dans tous les domaines celui de la solidarité tout comme celui de la compétitivité, c’est mieux comprendre aussi ce qu’on est en train de faire aujourd’hui.

En un an nous avons posé les bases de la reconstruction. Les réformes que nous avons engagées sur le front de l’emploi , du soutien aux entreprises,  des investissements d’avenir sont extrêmement ambitieuses.
Pourquoi avons-nous décidé de respecter le sérieux budgétaire? Pour faire en sorte que le premier budget de notre pays ce ne soit pas le remboursement de la dette mais celui de l’éducation, pour mieux nous donner les moyens de miser sur notre jeunesse et de nous projeter dans l’avenir.

Nous sommes en train de préserver notre modèle social, les acquis sociaux de la France.
Nous avons réussi à adopter un plan de lutte contre la pauvreté de 2 milliards d’euros,  augmenté le RSA de 10% d’ici 2017, donné accès à 500.000 français de plus à la CMU. Nous construisons des logements, 2,5 millions en 5 ans …

Et nous avons aussi fait grandir notre société. Notre idéal d’une société plus juste et plus égalitaire. Nous sommes heureux d’avoir fait adopter le mariage pour tous. Et soyez assurés que nous ne nous arrêterons pas en si bon chemin ! Il y a l’égalité des droits quel que soit son territoire, son origine, son sexe. Comptez sur nous sur chacun de ces chantiers. »

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2013 : Bonné Année pour l’Egalité !

8 commentaires 07 janvier 2013

20130107-NajatVB-Voeux

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles ». Sénèque

* * * *

Chères amies, chers amis,

Je vous souhaite à toutes et tous une excellente année 2013.

Les vœux du nouvel an sont à la fois l’occasion de regarder le chemin parcouru et de dresser les perspectives de ce que nous allons réaliser ensemble.

Quand je regarde les 8 mois qui se sont écoulés au Ministère des Droits des Femmes, je retiens beaucoup d’enthousiasme, de détermination et d’énergie mais aussi déjà de belles réalisations.
J’ai rencontré des centaines de femmes et d’hommes qui refusent les inégalités. Des centaines de femmes et d’hommes qui, chaque jour, s’engagent pour bousculer les habitudes d’une société encore profondément injuste envers les femmes.

Nous n’avons pas ménagé notre peine : loi relative au harcèlement sexuel, égalité professionnelle, remboursement de l’IVG, accès à la contraception pour les mineures, lancement de multiples chantiers comme celui de l’éducation à l’égalité, du refus du sexisme dans les médias ou de la lutte contre le temps partiel. Poursuivre la lecture

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Prix de la révélation politique de l’année 2012

11 commentaires 21 décembre 2012

NajatVallaud-Belkacem : Prix de la Révélation Politique 2012
©Oblique/Delphine Coutant

Ce mercredi 19 décembre, Najat Vallaud-Belkacem, a reçu le prix de la révélation politique de l’année 2012, décerné par le Jury du Trombinoscope et remis par Hubert Coudurier du Télégramme.

Retrouvez ici le discours prononcé par la ministre des Droits des femmes lors de la cérémonie de remise de ce prix de la révélation politique de l’année 2012 à l’hôtel de Lassay à Paris.

Monsieur le Président,

Madame la Présidente,

Mesdames et Messieurs les Parlementaires

Cher Hubert Coudurier,

Chers Amis,

Merci beaucoup pour ces paroles très flatteuses, beaucoup trop flatteuses sans doute pour que je me risque à les prendre pour argent comptant, et les accepter telles quelles, sans tempérer quelque peu l’enthousiasme qu’elles pourraient susciter en vous…

Je vous rassure tout de suite, ce n’est pas de la fausse modestie (qui comme chacun le sait depuis la maxime de Chamfort est « le plus décent de tous les mensonges »)… c’est surtout que je ne tiens pas tellement à vous décevoir trop vite… ce qui est, je suppose, la plus décente des ambitions… Poursuivre la lecture

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Ma tribune : Quand « The Economist » se trompe

5 commentaires 20 novembre 2012

Les Echos - Logo

La semaine dernière, le magazine britannique « The Economist » nous prend à partie.« La France pourrait devenir le plus grand danger pour la monnaie unique européenne. » Il y a quelques semaines encore ce même magazine avait pourtant pris en exemple notre politique comme le symbole d’un tournant international. « Les inégalités ont atteint un tel niveau qu’elles peuvent être inefficientes et peser sur la croissance », disait-il. Face à cette évolution, nous incarnions le retour du « vrai solidarisme » (« true progressivism »).

« The Economist » contre « The Economist » ? Qui croire ? Poursuivre la lecture

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« la Nation tout entière rassemblée » pour rendre hommage aux quatre soldats tombés en Afghanistan

Pas de commentaire 14 juin 2012

Najat Vallaud-Belkacem était aux côtés du président de la République lors de la cérémonie d’hommage aux 4 soldats morts le week-end dernier en Afghanistan. La porte-parole du gouvernement et ministre des Droits des femmes s’est associée aux mots de François Hollande : « Ces soldats sont morts pour des valeurs justes et hautes, celles de la paix, celles de la liberté, celles de la démocratie, les valeurs de la France ».

Lors de cette cérémonie, qui a débuté par un office religieux dans la cathédrale Saint-Louis des Invalides à Paris, suivi d’un hommage solennel dans la cour des Invalides, ont été déposés les quatre cercueils, recouverts chacun d’un drapeau tricolore.

Avec Gérard Collomb,  nous avons tenu, lors de cette cérémonie, à avoir une pensée particulière à la famille de l’adjudant-chef Thierry Serrat qui vit à Lyon.

L’adjudant-chef Thierry Serrat, le maréchal des logis-chef Stéphane Prudhom, le maréchal des logis Pierre-Olivier Lumineau et le brigadier Yoann Marcillan ont été décorés des insignes de Chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume.

« En bonne voix »: portrait en campagne, par le magazine ELLE.

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« En bonne voix »: portrait en campagne, par le magazine ELLE.

10 commentaires 27 mars 2012

Je vous invite à lire le petit reportage en forme de portrait que le magazine ELLE me consacre cette semaine sur trois pages : en kiosque, sur leur site internet, ou ici même…

Par Patricia Gandin / Photos Emanuele Scorcelletti.

 

« François Hollande a fait de cette ancienne timide sa porte-parole. Du Rif marocain à la mairie de Lyon en passant par Sciences-Po, portrait d’une jeune femme au parcours républicain rare et exemplaire.

 Un petit bulldozer toujours souriant et infatigable…

 « Je vous reconnais, et vous êtes encore plus jolie qu’à la télé ! » lui lance un homme dans ce restaurant proche du QG de campagne de François Hollande. Visiblement, tout dans le compliment fait plaisir à Najat Vallaud-Belkacem, 34 ans, porte-parole du candidat PS, encore peu repérée par le grand public malgré d’impressionnantes responsabilités. Son visage rayonne. Ce visage est fascinant : encore adolescent et lumineux en toutes circonstances, même les plus stressantes. Comme si les combats intimes, le chemin abrupt qu’elle a dû parcourir pour devenir ce qu’elle est, n’avaient laissé aucune trace douloureuse. Aucune rage mal digérée en cette jeune femme née dans l’âpreté d’un hameau marocain sans eau ni électricité, arrivée en France à 4 ans et qui dut forcer le déterminisme social pour entrer à Sciences-Po, terre inconnue, avant de se faire une place dans l’arène politique. Juste la sérénité d’avoir gagné sa guerre et, au plus profond, le désir palpitant de la mener pour d’autres, de partager ce qu’elle a appris, de convaincre. Des failles, des faiblesses ? Certainement, mais nous n’en avons pas vu au cours de la semaine où nous l’avons suivie en campagne. Najat Vallaud-Belkacem est un petit bulldozer toujours souriant et infatigable.

 

Lyon, sa ville d’attache aujourd’hui

Soumise à rude épreuve pourtant, puisque sa vie est à Lyon : elle y a son mari * et leurs jumeaux de 3 ans et demi, son mandat d’adjointe au maire et celui de conseillère générale du Rhône, et elle doit défendre ses chances de gagner un siège de députée aux législatives de juin, dans une circonscription dite « bourgeoise » tenue par la droite. Il n’empêche, le mardi, elle débarque fraîche et affûtée à Paris pour trois jours de course tout-terrain. Ce matin, il fait encore nuit quand elle arrive à i>Télé, où elle sera interviewée pendant les infos. Maquillage d’abord et contorsions pour reste l’oeil rivé sur son téléphone mobile : ne pas rater les dernières nouvelles, un appel, un SMS important, avant d’entrer sur le plateau. « Le trac est toujours là, admet-elle. La peur du mot de trop, de la bourde. » Comme Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole de Nicolas Sarkozy, qui trébucha sur le prix du ticket de métro et n’en finit pas de le payer. Devant la caméra, Najat est à l’aise, la voix posée, le propos fluide et incisif. Bien dans son rôle.

 

Une femme sollicitée de tous les côtés

Porte-parole, un comble pour celle qui fut si timide. « Une timide sociale », précise-t-elle dans le brouhaha du TGV qui maintenant nous conduit, avec François Hollande, sa compagne et son staff, au meeting de Lyon. Elle raconte : « La banlieue nord d’Amiens, où le regroupement familial nous avait fait rejoindre mon père, maçon, n’avait rien pour donner confiance en soi et en l’avenir, pas d’exemples de réussite professionnelle, d’épanouissement. » Le récit s’interrompt car des journalistes politiques, embarqués dans le même train, sollicitent Najat comme les trois autres porte-parole, Delphine Batho, Bruno Le Roux, Bernard Cazeneuve. La petite bombe jetée un peu plus tôt par le candidat PS (la fiscalité portée à 75 % au-dessus d’un million d’euros de gain annuel) n’en finit pas d’appeler analyses et commentaires. Sans s’asseoir une minute, avenante, Najat argumente. « Cette campagne est exigeante, mais rien à voir avec la précédente, assure celle qui fut, il y a cinq ans, la porte-parole de Ségolène Royal. Devoir sans cesse faire face aux tirs de snippers – venant aussi de notre camp –, c’était déprimant et désastreux. Pourtant, je suis reconnaissante à Ségolène de m’avoir donné la chance, à 29 ans, de tenir ce rôle. Une épreuve du feu plus utile qu’un media-training. Je n’en ai d’ailleurs jamais suivi. » Trop peur d’y laisser sa spontanéité.

Pourquoi elle ?

François Hollande nous parle d’elle avec enthousiasme : « Je l’ai choisie pour son expérience de 2007 et parce que, avec toutes ses attributions d’élue, elle a encore pris de la densité, élargi sa connaissance du terrain et des dossiers. Elle a une pensée claire et sait l’exprimer. Elle aime réussir, sans arrogance, sans écraser personne. Qu’elle soit une femme, jeune et issue de l’immigration, ce sont des atouts à mes yeux, mais cela n’aurait pas suffi à la rendre légitime. » Et pour Najat, après Ségolène, aucun problème à emboîter le pas de « F.H. », comme on l’appelle au QG de l’avenue de Ségur ? « Aucun, répond-elle, ses priorités sont les miennes : la jeunesse, l’éducation, la détermination à relever la France. Ma génération n’a connu que les usines qui ferment ou se délocalisent, l’injustice sociale qui se creuse. Mais je refuse la désespérance, la résignation, l’égoïsme. »

Un livre pour raconter son parcours

 Comment agir ? Elle l’expose dans un livre publié au beau milieu de la campagne. Pas par hasard : « J’apporte ma pierre personnelle à l’édifice. Porte-parole, c’est bien, mais je pense aussi par moi-même », s’exclame-t-elle. Dans « Raison de plus ! » (éd. Fayard), écrit le week-end, « les enfants dans les pattes », elle évoque son parcours avec des anecdotes édifiantes : son refus de rire aux plaisanteries du président FN du conseil régional du Rhône, dont elle fut la benjamine, à 27 ans ; ce dîner politique où, en entrant, un convive l’a prise pour l’employée de maison… Elle expose surtout sa conception d’une « audace réformiste » pour faire face à la crise et renouer avec le progrès. Ne pas renoncer, c’est le socle de sa vie. « Fatiha, ma sœur aînée, et moi, nous nous encouragions à avoir les meilleures notes en classe, raconte-t-elle. Fatiha est devenue avocate. L’émulation a aussi fonctionné avec les trois filles et les deux garçons qui ont complété la fratrie : tous s’en sortent très bien.

De la fac d’Amiens à Sciences-Po

Longtemps, Najat n’a eu aucune idée de ce qu’elle ferait plus tard. Etudes de droit à Amiens parce que sa sœur avait ouvert la voie. Mais ensuite ? « J’ai lu une brochure, assez vague, sur Sciences-Po, se souvient- elle. Une école généraliste, ça m’intéressait. Un de mes profs m’a avertie : “Ce n’est pas pour vous !” Il savait, pourtant, que j’étais bosseuse et que j’avais obtenu tous mes diplômes avec mention bien. J’ai foncé. Reçue au concours : une énorme joie ! Et quel plaisir fou, ces cours et les rencontres : tous les possibles se profilaient. En plus, je découvrais enfin la liberté à Paris, moi qui avais subi une éducation très stricte. » Une relation nouée à Sciences- Po l’amènera à devenir chargée de mission au cabinet du maire de Lyon, le premier pas dans la carrière. Pas sûr qu’elle ne prenne pas, un jour, un autre tournant : « La politique n’est pour moi ni un rêve d’enfant ni une révélation d’adulte : plutôt une mission. Créer une entreprise, une fondation caritative… Il y a tant de façons de se rendre utile. Et peut-être d’avoir une vie de famille plus équilibrée ! » Le sourire se fait encore plus doux : ce soir, après le meeting, elle rentrera chez elle. En attendant, elle repart dans la mêlée. La campagne continue. »


 Raison de plus!
 Réagissez!
 A lire!

© 2013 Najat Vallaud-Belkacem.