Vous aurez reconnu ces mots, prononcés le 29 avril 2007, par celui qui était alors candidat à la Présidence de la République.
Il y a quelques jours, Najlae Lhimer, une lycéenne de 19 ans, était arrêtée dans une gendarmerie du Loiret alors qu’elle portait plainte contre l’homme qui la maltraitait. Acculée par la violence infernale d’un de ses proches, elle s’était résolue à demander la protection de la loi française. Piégée, elle est alors reçue manu militari et, sans aucun égard pour son visage couvert de coups, immédiatement reconduite au Maroc.
Aujourd’hui en France, une femme meurt tous les trois jours de violences conjugales. J’attirai votre attention, il y a quelques jours sur le combat du collectif « Ni une ni deux » aux cotés des femmes battues en situation irrégulière. Dans le cas dramatique et scandaleux de la jeune Najlae, c’est une nouvelle fois, sous couvert de la maîtrise de l’immigration que l’Etat français justifie une politique de discrimination et d’exclusion à l’égard des femmes les plus en danger.
C’est la loi du plus fort, que le gouvernement encourage ; l’oppression publique qui se rajoute à l’oppression privée. Les mots me manquent pour exprimer ma révolte. Je dirai simplement que j’ai honte. Honte des hypocrisies et des mots vides de sens égrenés par des ministres qui n’en ont plus que le nom : Brice Hortefeux qui s’engage devant le Sénat à faciliter le renouvellement des titres de séjour pour les femmes victimes de violences ; Eric Besson et ses conclusions sur l’affichage dans les salles de classe de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme … tout ça pour ça ?
Najlae Lhimer doit revenir en France, sa situation doit être régularisée. Rien d’autre n’aurait de sens.
Je vous invite à soutenir Najlae Lhimer en signant la pétition de RESF via ce lien :















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