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La mixité sociale en questions…

Billet edito

La mixité sociale en questions…

3 commentaires 21 mai 2011

J’ai eu l’occasion, il y a quelques jours, d’être auditionnée par un groupe d’étudiants de Sciences Po Paris pour les besoins d’un livre blanc consacré à la mixité sociale. Leurs questions étant suffisamment précises pour me permettre de rentrer dans le détail des choses, je vous donne à lire cet entretien qui mêle regard sur la politique de la Ville, la rénovation urbaine ou encore la loi SRU et propositions pour l’avenir dans un domaine crucial pour notre pays.

 

1ère question (constat) : Comment définissez-vous la mixité sociale ? Est-ce une notion différente de la diversité ? Est-ce un véritable enjeu de société ? Quel constat faites-vous de la mixité sociale aujourd’hui en France? Au sein de l’agglomération lyonnaise ? L’absence de mixité sociale pose-t-elle problème ? Si oui, lequel/lesquels ?

NVB : Bien entendu, ces deux termes renvoient à des réalités très différentes, et il me paraît important que les deux concepts restent démarqués pour ne confondre les choses. Dans le langage courant, la question de la diversité est bien souvent cantonnée à la seule question ethnique, à savoir l’éternelle obsession de l’origine visible des individus. La mixité sociale, elle,  recouvre avant tout une dimension socioprofessionnelle qui renvoie à plusieurs facteurs, les professions, le capital social de naissance, le niveau de vie, les habitudes de consommation, la culture, la langue, les loisirs… Si l’on est un peu plus exigeant on peut commencer à introduire des variables relatives à l’âge ou à l’ethnie. Là, le concept devient beaucoup plus global.

L’indicateur de mesure de la mixité sociale tourne souvent autour de la question du logement. On mesure sur un territoire donné le pourcentage de chaque catégorie de population. Si cela est révélateur, seul, cet indicateur est insuffisant. En effet, les différentes catégories de populations peuvent vivre sur un même territoire sans rien partager. Pour avoir donc une véritable mesure de la mixité sociale, il faut nécessairement croiser la question du logement à celle de la vie sociale (culture, association) et à celle de l’éducation.

La mixité sociale est ainsi nécessairement une démarche plus profonde que celle de la diversité qui souvent se cantonne à une politique de l’affichage. On montre du visible et on peut faire de la diversité assez facilement : des candidats issus de l’immigration présentés à des élections, une politique de recrutement limitée – mais publicisée – au sein des entreprises et des administrations, etc.

Si ces initiatives ont pu être utiles pour sensibiliser les gens à la question du manque de représentation (politique, sociale, associative, économique) de certaines populations, elles sont restées décevantes et insuffisantes tant elles ne répondent pas aux exigences de cohésion sociale et d’intégration.

La mixité sociale, a contrario,  a, avant tout, une dimension qualitative. Elle se mesure aux échanges nombreux entre les différents individus ainsi qu’à la dynamique sociale et associative (qu’elle soit culturelle, sportive, de solidarité) du territoire concerné. La mixité est un processus dynamique, elle est vivante. Elle suppose des échanges nombreux et une fluidité entre les catégories sociales (notamment possibilité d’ascension sociale).

Autant dire qu’au regard de ces éléments, la mixité sociale est largement insuffisante en France et le constat est sévère :

- les catégories socioprofessionnelles sont figées

- le gouvernement a démissionné devant l’exigence d’égalité des chances rendant toujours plus criantes les inégalités de naissance

- des « ghettos de riches » à l’américaine, ultra-sécurisés, apparaissent

- la rénovation des banlieues ne semble pas une priorité du gouvernement après l’abandon du « Plan banlieue. »

- une situation bloquée dans la périphérie des grandes villes, à quelques notables exceptions près.

L’absence de mixité sociale met en branle la cohésion sociale, encourage la méconnaissance et la peur de l’autre. Ce sont donc les fondamentaux de la République qui sont menacés. L’absence d’une possible ascension sociale pour l’immense majorité des plus démunis fait des ravages et assombrit l’avenir de tout un pan de la société.

1ère question bis (mixité sociale et politique de la ville) : Quelle analyse faites-vous de la prise en compte par les pouvoirs publics de la problématique de mixité sociale ? Diriez-vous que la politique de rénovation urbaine au travers de l’ANRU est de nature à apporter une réponse satisfaisante à cet enjeu ? Quelle analyse faites-vous de la loi SRU ? Qu’est-ce qui explique qu’elle soit aussi peu respectée par les élus ? Pensez-vous que l’échelon de la ville est le bon échelon pour mener à bien de telles politiques ?

NVB : Le Plan banlieues proposé par le gouvernement Sarkozy a été très décevant. Les attentes étaient pourtant nombreuses et la nécessité d’agir n’a jamais été aussi forte.

Au-delà des visites médiatisées et des effets d’annonces, quelles mesures concrètes ont été mises en œuvre ? Même avec toute la bonne foi du monde, je ne saurais dire. Les retours faits par les acteurs de terrain sont très mauvais, très inquiétants.

La politique de la ville, désertée par l’Etat, est désormais avant tout portée par les acteurs locaux : collectivités, bailleurs, associations … qui font un travail remarquable.

A l’échelle de l’agglomération lyonnaise, beaucoup d’efforts ont été entrepris et sont portés par une équipe très volontariste. Le quartier de la Duchère, par exemple, a été complètement redessiné. On pourrait évoquer aussi Vaulx-en-Velin ou Mermoz. Au sein de ma délégation, tous les grands événements sont organisés avec un souci constant de mixité sociale. Il me tient à cœur de permettre la rencontre et donc la meilleure connaissance et compréhension de populations trés différentes. Le souci est toujours aussi présent lorsque nous travaillons avec les associations locales, et que nous essayons de donner aux jeunes les moyens d’être des acteurs autonomes de leur vie et leur ville.

L’échelle la plus pertinente est bien entendu celle de la communauté urbaine ; les enjeux de mixité sociale ne s’arrêtent pas aux frontières de la commune. Sur un territoire donné, les territoires qui concentrent les richesses doivent faire preuve de solidarité et contribuer à l’effort commun. De plus, à l’échelle d’une agglomération, les synergies et les leviers d’action sont beaucoup plus puissants. Cela nécessite toutefois un changement de mentalité.

Quant à la loi SRU, il faut bien sûr faire en sorte qu’elle soit respectée par toutes les communes. Les communes les plus riches préfèrent payer la sanction financière prévue par la loi que d’appliquer les 20% de logements sociaux. Cela n’est pas acceptable. Il faut donc que l’Etat, en plus d’infliger des sanctions plus lourdes, se substitue aux collectivités récalcitrantes pour qu’aucun territoire de la République n’échappe au nécessaire effort national. Il faut enfin sortir d’une logique purement statistique et s’intéresser aussi à l’aspect qualitatif de l’action des collectivités en la matière. En effet, construire les 20% de logement social sur une même portion de territoire répondra peut-être au besoin de logement mais en aucun à la problématique de mixité sociale. Il faut donc encourager les collectivités à construire ou à réhabiliter du logement social sur l’intégralité de leur territoire, y compris et même avant tout, dans les centres villes.

Toujours sur la question du logement et de la rénovation urbaine, je tiens à rappeler une proposition du parti socialiste : que toutes les opérations dépassant 12 logements comprennent au moins 1/3 de logements sociaux.

1ère question bis (mixité sociale et éducation) : Au sein de l’enseignement scolaire, quel constat faites-vous de la mixité sociale ? Diriez-vous que le système actuel est de nature à favoriser une meilleure mixité ? Ou au contraire encourage-t-il des phénomènes de ségrégation ? S’agit-il d’une problématique suffisamment prise en compte au sein de l’Education nationale ? Quid de la formation ou la sensibilisation des enseignants à cet enjeu ? Diriez-vous que les enseignants sont suffisamment formés ou disposent de suffisamment moyens pour répondre à cet enjeu ?

NVB : La suppression de la carte scolaire a eu des effets négatifs sur la mixité sociale au sein des écoles. On a vu des écoles se transformer en véritables ghettos enfermant leurs élèves dans une spirale de l’échec.  En face, nous avons des professeurs de moins en moins formés, de plus en plus abandonnés face à ces défis qui pourtant interpellent la République toute entière. Animer une classe socialement mixte, construire une dynamique et une cohésion de groupe, demande un savoir faire. Il est important de mieux armer les professeurs.

Dans la vision républicaine, l’Ecole se doit de corriger les inégalités de naissance et d’être le creuset de la nation. Au sein de l’Ecole, on découvre l’autre et on apprend à le considérer comme son alter ego. La tâche n’est pas mince et surtout quand le gouvernement diminue les moyens alloués à l’Education nationale, torpille les effectifs et applique une politique de saupoudrage des moyens. La mission de l’École devient encore plus difficile lorsque le gouvernement se lance dans une politique qui vise à encourager la peur et la haine de l’autre – forcément dangereux.

A ce stade, il faut repenser la politique des zones d’éducation prioritaire. Cette politique vise à soutenir financièrement les établissements qui concentrent les publics ayant des difficultés. A partir de là, deux problèmes : les moyens mis sur la table ne sont pas à la hauteur du défi et cela crée un effet stigmatisation. Au final, on se donne bonne conscience en donnant un peu plus d’argent, mais on ne résout en rien le problème.

Et le résultat est là et doit nous interroger : seuls 18% des élèves issus d’un milieu social défavorisé obtiennent leur baccalauréat.

Plutôt que de poursuivre cette politique, il faut mettre en œuvre une véritable politique de mixité sociale au sein des écoles sur l’ensemble du territoire de la République. On sait que celle-ci a un effet positif sur la réussite collective des élèves.

Rétablir et maintenir la mixité sociale doivent être les priorités en termes de politique éducative. Le projet éducatif du Parti Socialiste a la volonté de rebâtir une carte scolaire. J’insiste : la mixité sociale et scolaire est non seulement juste, elle est efficace. Elle fait mieux réussir les élèves en difficulté, sans pénaliser les « bons » élèves. Nous proposons donc une nouvelle sectorisation prenant en compte un indice de mixité sociale. Mais il est temps d’avoir une vision globale : le privé restera toujours une voie de contournement si nous ne lui appliquons pas également des contraintes de mixité sociale.

2ème question (pratique) : Comment fabrique-t-on de la mixité sociale ? Avez-vous des exemples d’initiatives mises en œuvre au sein de l’agglomération lyonnaise pour favoriser la mixité sociale au niveau de la ville (logement, éducation, emploi)?

NVB : Le logement reste à mon sens la première pierre de l’édifice, sans quoi rien ou presque n’est vraiment possible. Mais il y a aussi toute une série d’actions moins visibles à entreprendre pour le vivre ensemble qui jouent un rôle très important, comme la culture ou l’animation au quotidien des territoires. Le Grand Lyon a une démarche très volontariste, notamment concernant la politique de logements sociaux. Par le Plan Local de l’Habitat, le Grand Lyon  inscrit dans les options stratégiques de l’agglomération en matière de croissance démographique, d’attractivité et de solidarité, l’idée qu’on ne peut pas rester durablement attractifs si l’agglomération ne réussit pas à accueillir l’éventail le plus large possible de profils sociaux et économiques et à favoriser le vivre ensemble.

En élevant notre objectif de production annuelle de logements sociaux à 4 000 unités, nous affichons une ambition globale de 24% de logements sociaux en 2013 contre 23% aujourd’hui selon les critères de l’article 55 de la loi SRU, avec une priorisation géographique qui met l’accent sur le centre avec 50 % de la production, 25% à l’Est et le dernier quart à l’Ouest. Par ailleurs, nous avons pris un certain nombre d’initiatives sur la base d’un vrai consensus entre les acteurs: accession sociale à la propriété avec la mise en place d’un système d’aide direct à l’accédant (le pass-foncier) ; intervention dans le parc privé existant avec une mobilisation d’une offre de logements à loyers maîtrisés, intervention dans les copropriétés dégradées ou fragiles, lutte contre l’habitat dégradé et indécent et l’intervention dans les meublés.

C’est dire si les objectifs quantitatifs – très importants en eux-mêmes – rejoignent ici un objectif politique qui a du sens pour la mixité : construire un territoire équilibré qui refuse obstinément de voir s’installer durablement en son sein des zones de relégation qui concentreraient toutes les difficultés, pendant que d’autres s’enfermeraient dans leur toute relative prospérité.

Des lois, c’est bien : des résultats concrets avec des logements dignes et accessibles pour le plus grand nombre, c’est mieux. Si la modestie doit rester de mise dans un domaine où la France a accumulé tant de retards, on peut dire que l’un des succès importants est d’avoir su entraîner avec nous des élus, des administrations ainsi que des partenaires publics et privés qui n’ont pas toujours travaillé ensemble dans l’histoire, et qui ne partageaient pas forcément une même vision des choses au départ.

Ceci étant dit, le logement reste cette première pierre d’une action publique bien plus large, qui ne saurait répondre à elle seule à tous les problèmes de la société : hausse du chômage, baisse du pouvoir d’achat, accroissement des inégalités de tous ordres parmi la population, perte de confiance en l’avenir, montée de l’intolérance, recul du désir de vivre ensemble.

C’est ainsi que nous avons négocié à Lyon depuis quelques années un volet culturel ambitieux dans le cadre du Contrat Urbain de Cohésion Sociale, et nous avons mis en place une Charte de Coopération Culturelle qui incite les grandes institutions culturelles à mener des actions en direction des publics les plus éloignés. Cela implique qu’aujourd’hui tous les grands événements prennent en compte cette dimension de levier pour favoriser la mixité sociale.

3ème question (prospective) : En définitive, quelles initiatives serait-il souhaitable de développer pour aller plus loin en la matière ? Quelles mesures pourraient être mises en place de manière concrète et efficace afin de réellement promouvoir une meilleure mixité sociale ? Doivent-elles être incitatives ? Pédagogiques ? Coercitives ? Y a-t-il une ou des propositions qui vous paraissent immédiatement généralisables et qui permettraient de promouvoir une meilleure mixité au sein du territoire français ?

NVB : Le projet socialiste propose un certain nombre de mesures qui vont dans cette direction :

- un plafonnement des loyers

- une refonte de la fiscalité locale afin de la rendre plus juste et moins pénalisante pour les habitations situées en banlieue

- une refonte de la SRU pour rendre plus dissuasif encore le non respect des 20%, pour prévoir une procédure de substitution aux collectivités défaillantes, et pour inclure une dimension qualitative

- réformer l’école pour assurer aux citoyens une véritable égalité des chances (afin de permettre une véritable ascension sociale et donc une fluidité entre les différentes catégories socioprofessionnelles) et pour faire de l’école un véritable lieu de creuset social

- mieux former les professeurs au défi de la mixité sociale

- mettre en œuvre une politique de grands événements, une politique associative et de la jeunesse axé sur une problématique de la mixité sociale

4ème question (message) : Y a-t-il un message qui vous tient à cœur et que vous souhaiteriez voir mis en avant tout particulièrement dans le cadre de notre livre blanc ?

NVB : La mixité sociale, c’est faire vivre la République et ses valeurs auxquelles nous sommes tant attachés. C’est la dynamique d’échange entre les différentes composantes culturelles, sociales et générationnelle qui font la richesse et la force de la République.

La mixité sociale, ce n’est rien d’autre que la République qui tient ses promesses.

Ségolène Royal en visite à Nanterre

Presse

Ségolène Royal en visite à Nanterre

3 commentaires 13 avril 2011

J’accompagnais hier Ségolène Royal à Nanterre à la rencontre de l’Association Zy’va sur les thématiques de l’accompagnement éducatif, culturel, scolaire et social. Travail de fond, contact direct avec les habitants, accueil chaleureux:   Merci a l’association Zy’va et aux habitants de Nanterre qui nous ont offert un moment très fort hier soir !

Pour voir la vidéo de la visite de Ségolène Royal sur le site LeParisien : VIDEO. Ségolène Royal avec les habitants du Petit-Nanterre

Voici l’article de LeParisien sur cette visite :

Ségolène Royal avec les habitants du Petit-Nanterre

Elle se fait discrète ces derniers temps sur la scène médiatique, et pour cause. Les journalistes n’étaient pas invités hier soir à la rencontre entre Ségolène Royal et les habitants du quartier du Petit-Nanterre, qui s’est déroulée dans les locaux de l’association Zy’Va. La salle, fréquentée habituellement par les enfants en soutien scolaire, a connu son affluence des grands jours.

Près d’une centaine de personnes sont venues assister au débat organisé par l’association sur le thème de l’éducation. Un thème d’autant plus sensible cette semaine que des suppressions de postes et des fermetures de classes sont annoncées pour la rentrée prochaine.

Ségolène Royal, qui prépare sur le terrain une candidature pour la présidentielle de 2012, a rappelé que l’éducation était un « pilier » de la société et qu’elle avait le sentiment d’une « formidable régression ». Elle a écouté les témoignages de plusieurs bénévoles de Zy’Va : un étudiant de Sciences-po, un prof de philo, un ancien chef d’entreprise… (tous de Neuilly!), l’adjoint au maire de Nanterre…

L’ancienne ministre déléguée à l’Enseignement scolaire sous le gouvernement Jospin a été largement applaudie en proposant de « donner plus aux établissements qui ont le moins » pour « réduire les inégalités ». Même approbation lorsqu’elle a déclaré que « le soutien scolaire individualisé au bon moment, c’est la clé de la lutte contre l’inégalité scolaire ».

(Photo d’illustration – droits réservés LP/F.HUBIN pour Le Parisien)

Voici le lien vers le site de l’association Zy’va : Association Zyva

Génération non-non…

Billet edito

Génération non-non…

3 commentaires 14 mars 2011

J’ai souvent déploré sur ce blog le véritable mal-être général d’une génération, celle des 18-30 ans, qui, globalement, a fait des études, obtenu des diplômes, fait un certain nombre de sacrifices pour s’adapter aux « réalités » de la crise et qui, aujourd’hui, n’arrive pas à accéder au marché du travail, ne parvient pas à s’installer et à progresser socialement lorsqu’elle y accède, ne peut pas se loger convenablement, et n’entrevoit qu’une perspective de déclassement pour la suite: santé, éducation des enfants, pouvoir d’achat, retraites…

Il y a 15 jours, en débat avec Martin Hirsch sur ce sujet, j’estimais que les réformes introduites ces dernières années n’avaient fait qu’aggraver la donne, qu’il s’agisse des coupes sombres effectuées dans l’éducation (l’effort éducatif global de la nation est passé de 7,5 % à 6,5% du PIB en 10 ans!); des dispositifs d’aide à l’accès à l’emploi ou à l’autonomie des jeunes annoncés en grande pompe mais ridiculement insuffisants et aux financements notoirement instables (le revenu contractualisé d’autonomie s’élève à 250 euros dégressifs et est prévu pour concerner 5500 jeunes! Le RSA jeunes réduit à peau de chagrin avec ses conditions irréalistes répond péniblement à 6000 jeunes…) ; ou encore de l’inique réforme des retraites qui va accroître le chômage des jeunes tout en la leur faisant payer (je rappelle en effet qu’ils devront cotiser plus avec le recul de l’âge légal, percevoir des retraites plus faibles avec la montée en puissance des réformes Fillon et Balladur, ainsi que leurs difficultés croissantes à valider leurs trimestres de cotisations, et, cerise sur le gâteau, le gouvernement siphonne les 34 milliards d’euros du Fond de réserve des retraites qui leur étaient destinés… ).

Mardi dernier, le Bureau National du Parti socialiste, par la voix d’Alain Vidalies (en charge de l’emploi) et de Laurianne Deniaud (Présidente des MJS), présentait ses dix propositions pour faciliter l’emploi des jeunes: création de 300 000 emplois d’avenir en particulier dans les secteurs du développement durable, dispositif « nouvelle chance » pour les jeunes décrocheurs, arsenal de mesures anti-précarité…je vous laisse en découvrir le contenu exact:  Grand Plan Emploi Jeunes, vos commentaires m’intéressent vivement.

Et puisque le sujet est, depuis longtemps déjà, porté haut et fort par Ségolène Royal qui en a fait une priorité dans sa région, j’en profite pour vous rappeler les dispositions adoptées en Poitou-Charentes, qui sonnent comme autant d‘expérimentations réussies que le pays pourrait reprendre à son compte:

Pour les jeunes :

- Aide dans la recherche d’une formation professionnelle adaptée pour les demandeurs d’emploi sans qualification inscrits à Pôle Emploi.
- Accompagnement des jeunes en apprentissage : gratuité de la formation, participation à l’achat du premier équipement professionnel, contribution aux frais de transport, de restauration et d’hébergement, participation au financement du permis B…
- Aide aux déplacements pour les étudiants qui effectuent leur stage de fin d’études dans une entreprise de moins de 250 salariés située en milieu rural.
- Aide à la formation par alternance pour les moins de 26 ans sortis du système scolaire sans qualification, avec l’Engagement première chance.
- Aide à la création d’entreprise, pour les porteurs de projet accompagnés par un Atelier de la Création, avec la Bourse régionale désir d’entreprendre.
- Accompagnement des jeunes en mission de service civique, avec une aide à la mobilité, une prime de civisme et un bilan personnel.
- Soutien aux bacheliers qui choisissent une filière scientifique dans l’enseignement supérieur, grâce à la Bourse d’accès à l’enseignement supérieur.
- Financement du permis de conduire pour les titulaires d’un CAP ou d’un Bac pro.
- Aide aux lycéens, apprentis ou étudiants, inscrits dans un établissement d’enseignement ou de formation de la région, pour effectuer un stage professionnel à l’étranger. Les demandeurs d’emplois de moins de 28 ans peuvent aussi effectuer un stage à l’étranger avec la Bourse de la découverte.

Pour les entreprises :

- Aide au recrutement d’un jeune diplômé pour les entreprises de moins de 50 salariés, dans le commerce, l’artisanat ou l’industrie, grâce à l’Emploi tremplin jeunes diplômés.
- Aide au tutorat pour les entreprises qui souhaitent former un jeune sorti du système scolaire sans expérience dans le secteur professionnel de l’entreprise, avec le Tutorat tremplin insertion.
- Aide à l’embauche d’un apprenti, avec la Prime régionale pour les employeurs d’apprentis.
- Soutien aux employeurs qui accueillent un jeune en recherche d’orientation pour un Stage de découverte des métiers de l’entreprise.

Pour les associations et/ou les collectivités :

- Aide à la création d’un emploi dont la mission est de développer un projet d’utilité sociale, ou consolider un emploi existant de même type, avec l’Emploi tremplin associatif.
- Aide à l’embauche d’un apprenti, avec la Prime régionale pour les employeurs d’apprentis.
- Accompagnement pour la création de missions de service civique, avec la Cellule d’appui régionale.

Vous pouvez retrouver le détail de ces dispositifs sur le site de la Région Poitou-Charentes: Pacte Emploi Jeunes Région Poitou-Charentes

Questions de société

Les Etats Généraux du Renouveau.

2 commentaires 28 janvier 2011

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Ce week-end je participerai avec beaucoup d’autres responsables politiques, acteurs associatifs, syndicats, journalistes et intellectuels aux États Généraux du Renouveau à Grenoble organisés par Libération et Marianne.

Un fil rouge pour ces trois jours de débat qui promettent d’être passionnants: une République pour tous. Samedi matin, j’interviendrai pour ma part aux côtés de François Dubet, directeur d’études à l’EHESS, et Daniel Bloch, ancien recteur et membre de Terra Nova dans un débat intitulé: « La fabrique des meilleurs ou l’Ecole pour tous : il faut choisir ». Une question un peu tranchante pour un sujet complexe, mais tellement important : l’éducation et l’égalité des chances.

Tout le programme est consultable ici: Programme Etats Généraux du Renouveau.

Billet edito

Scolaire, politique, médiatique, littéraire… la rentrée sera surtout sociale !

2 commentaires 03 septembre 2010

Bonjour à toutes et tous,

 J’allais vous souhaiter une bonne rentrée, c’est de saison, mais je me dis que vous êtes sans doute peu nombreux à goûter franchement l’état d’esprit du moment, peu nombreux aussi à nourrir quelque espoir d’amélioration rapide de votre situation personnelle, comme de celle du pays, n’en déplaise aux artistes gouvernementaux de la méthode Coué, et autres propagandistes de la contre-vérité. C’est donc avec retenue et sobriété, mais de tout cœur, que je vous souhaite le meilleur, malgré tout, pour cette période de rentrée tous azimuts.

 Rentrée des classes, d’abord, avec le sentiment partagé comme jamais qu’il y a quelque chose qui ne tourne plus rond du tout dans les écoles de France. Enseignants, chefs d’établissements, parents d’élèves, lycéens, et même recteurs d’Académie clament leur inquiétude, leur malaise, leur angoisse et leur impuissance révoltée devant une situation qu’ils jugent ne plus pouvoir maîtriser. Et comment pourraient-ils le faire ? Depuis 2007, ce sont près de 50 000 postes qui ont été supprimés, et cela continuera l’année prochaine, au même rythme. Les moins de 3 ans n’ont pratiquement plus accès à la maternelle, les écoles élémentaires, les collèges comme les lycées ont vu leurs heures de cours hebdomadaires par élève diminuer de plusieurs heures. Les mesures mises en place pour la réussite scolaire à grands renforts de propagande concernent quelques milliers d’élèves seulement, réservant aux 12 millions restant la seule perspective de la régression, et le spectre de l’échec. Aujourd’hui même, ce sont 16 000 professeurs stagiaires qui font leur rentrée devant les élèves, sans avoir bénéficié de la moindre formation à leur nouveau métier. Des grèves sont annoncées un peu partout la semaine prochaine, et le Gouvernement reste sourd, aveugle et muet. Seul Luc Chatel avoue trouver tout cela « un peu compliqué à gérer », réduisant avec mépris la réaction des syndicats à un simple atavisme de corporation à la fois geignarde et irresponsable. On ne le répétera jamais assez, l’éducation ne peut pas être une variable d’ajustement comme une autre, même en temps de politique de rigueur, car c’est la France de demain que nous sacrifions à un bénéfice de court terme. C’est d’ailleurs ce que je retiendrai, pour l’instant, de la rentrée « littéraire » : vous trouverez en librairie au moins une dizaine d’essais sur l’état de système éducatif français qui dénoncent les réformes qui sont en train d’accélérer son déclin, et en faire l’un des plus injustes et inefficaces du monde occidental. Une telle avalanche de travaux de chercheurs en sciences sociales, tous critiques, devrait achever de convaincre celles et ceux qui se méfient des politiques, des syndicats ou des médias que, vraiment, l’heure est grave, mais qu’une autre politique est possible, à la fois, sérieuse, crédible, et responsable.     

 Du côté de la rentrée politique, dont La Rochelle a marqué le coup d’envoi le week-end dernier, je partage comme beaucoup le sentiment qu’on peut raisonnablement espérer le début d’une dynamique plus favorable pour la gauche dans les mois et les années à venir. Bien sûr, tout reste à faire pour revenir aux responsabilités en 2012, mais les conversations, les débats et les ateliers avec les camarades et leaders socialistes présents en Charente-Maritime m’ont laissé une belle et franche impression d’optimisme, d’énergie et de combativité collective pour surmonter les obstacles. « La démocratie est d’abord un état d’esprit » disait Pierre Mendès-France. Au Parti Socialiste, il est bon. Pourvu que ça dure.

 C’est essentiel pour que l’état d’esprit dans le pays change, vite et en profondeur, car je vous avoue que l’actualité politique de cet été m’a laissé un goût amer. Ce que le Gouvernement continue de faire et de dire, en notre nom, est une honte. Pour que ça change, les seuls socialistes n’y suffiront pas, il faut que toute la gauche et tous les républicains attachés à la justice sociale se rassemblent pour protester. Et, pour moi, ça commence le 7 septembre : soyons nombreux !

Le Ministre et les sauvageons

Billet edito

Le Ministre et les sauvageons

8 commentaires 07 juin 2010

Sale temps pour les mouches, sale temps pour le ministre de l’Intérieur ! Condamné pour injure raciale, ça fait quand même désordre pour un ministre de la République. Alors bien sûr, il fait appel et il sera bien temps de demander sa démission une fois la condamnation définitive si d’aventure la première instance est confirmée… mais quand même, ça fait tâche au moment même où le gouvernement, par les voix mêlées de ses ministres de l’Education, de l’Intérieur et de la Justice, nous rabat les oreilles avec la délinquance des jeunes au point de remettre sur le tapis la réforme de l’Ordonnance de 1945.

Une réforme idéologique qui revient régulièrement, comme une obsession, dans le discours sécuritaire de la droite et n’en finit plus d’attaquer le primat de l’éducatif sur le répressif et l’autonomie du droit pénal des mineurs. Educatif = laxisme, c’est bon pour la gauche qui a la faiblesse d’y croire encore et qui, oui, se désole des propositions de Chatel consistant à augmenter le nombre d’enfants par classe quand on sait qu’un ciblage de moyens supplémentaires améliore la réussite scolaire, qui s’agace aussi de l’abandon de la petite enfance et des reculs sur la scolarisation précoce alors que la différentiation sociale commence avant l’entrée en CP. Le gouvernement ne prépare pas l’avenir, il le démantèle avant de le construire…

Pour la droite, qui veut supprimer le juge des enfants et abaisser l’âge de la responsabilité pénale, l’affaire est entendue : l’enfant est un adulte comme les autres !

Alors pourquoi d’ailleurs conserver un défenseur des enfants ? C’est la question posée ce week end par le Président de la République qui y a apporté sa propre réponse, reprenant en main les sénateurs UMP qui avaient eu l’outrecuidance d’une opinion autonome et dissidente : le défenseur des enfants sera supprimé et ses missions confiées au futur Défenseur des droits. Une autorité administrative indépendante plutôt que quatre (le Médiateur de la République, le Défenseur des enfants, la Commission nationale de déontologie de la sécurité  et la HALDE vont disparaître), pas vraiment ce qu’on pourrait appeler un progrès ! Mais c’est tellement plus confortable pour le pouvoir que de supporter une instance qui s’est attachée depuis sa création à défendre les droits des enfants en prison, ou ceux des enfants étrangers enfermés en centre de rétention ou encore victimes de violences…

Après avoir engagé une réflexion sur la remise en question de l’irresponsabilité pénale des malades mentaux, la Chancellerie réfléchirait maintenant à la suppression des jurés populaires On n’arrête pas le progrès !

Presse

Eduquer contre l’homophobie.

5 commentaires 09 février 2010

Vous avez sans doute entendu parler, depuis quelques jours, de la polémique autour d’un court métrage « le baiser de la lune »,  destiné à sensibiliser les élèves de CM1 et CM2 à l’homosexualité.

Avec mes camarades Secrétaires Nationaux à la culture et à l’éducation, j’ai fait paraître le communiqué de presse ci-dessous, pour défendre la présence d’outils pédagogiques à l’école permettant de lutter contre les discriminations sexuelles.

L’idée de ce film, selon moi, est très importante car il s’agit, non pas d’évoquer une quelconque forme de sexualité, mais bien de les sensibiliser à l’existence d’autres modèles de couple et de famille, et de combattre les stéréotypes. Il n’est jamais trop tôt pour éduquer à la différence.

Communiqué de Sylvie Robert, secrétaire national à la culture , de Bruno Julliard, secrétaire national à l’éducation et de Najat Vallaud-Belkacem, Secrétaire nationale aux questions de société

L’opposition du ministre de l’Education nationale et porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, à la production et à la diffusion du court-métrage d’animation « Le Baiser de la lune », aux élèves de CM1-CM2 est choquante.

Qui peut nier que le droit au respect des choix individuels, y compris sexuels, doit encore progresser dans notre société ? La prévention et l’éducation sont essentielles, dès l’école primaire, là où déjà se construisent les stéréotypes et les amalgames. Il s’agit d’ailleurs d’une obligation légale.

En faisant marche arrière et en retirant le soutien de son ministère, Luc Chatel bafoue ainsi son engagement à « lutter contre toutes les violences et toutes les discriminations, notamment l’homophobie », figurant pourtant parmi ses dix grandes priorités. Le ministre cède ainsi aux sirènes des lobbys conservateurs qui considèrent que l’Éducation à la tolérance et à la différence n’ont pas leur place à l’école.

La liberté d’expression et de création artistique est une condition indispensable à l’exercice de la démocratie. Le Parti socialiste réaffirme son soutien au réalisateur et à son projet de film d’animation qui s’insère parfaitement dans les missions de l’école républicaine, contribuant à la lutte contre les discriminations et au respect entre tous. »

Ma ville, mon canton

A 18 ans, les jeunes entrent de plain-pied dans la citoyenneté

Pas de commentaire 30 novembre 2009

Pour la première fois, la mairie de Lyon a invité les jeunes à faire entendre leurs aspirations et leurs attentes pour mieux prendre en main leur nouvelle vie de citoyen. Elus et associations les ont guidés.

Sous les lambris des salons luxueux de l’hôtel de ville, le baby-foot et le flipper tranchent. Hier, les élus recevaient les jeunes Lyonnais, fraîchement majeurs ou à l’aube de le devenir.

Ils sont 4 000 dans la ville et environ un quart à avoir répondu à l’appel de la mairie. Pour Najat Vallaud-Belkacem, adjointe à la Jeunesse et à la Vie associative, initiatrice du projet, il s’agit de « rendre service aux jeunes en les aidant à passer le cap de la majorité, pour qu’ils deviennent des citoyens éclairés ».

Et pour la mairie, une bonne occasion de jauger ces jeunes, de mieux les connaître. « C’est une photographie de la jeunesse à Lyon ».

Si certains jouent le jeu de la citoyenneté, annonçant qu’ils viennent voir le maire et « entendre ce qu’il a à nous dire », d’autres se sentent davantage concernés par l’actualité people qu’on leur offre sur un plateau. « Je suis un fan de Kaamelott, je suis venu voir Alexandre Astier et j’ai pu lui poser une question ».

D’autres encore profitent de cette journée pour admirer l’architecture des lieux, tandis qu’un futur bachelier semble déjà blasé. « Je ne suis pas venu avec des questions. Je ne repartirai donc pas avec des réponses », explique Eloi qui aura 18 ans en janvier.

Tous, en tout cas, ont salué l’initiative, trouvant là de quoi satisfaire leur soif de connaissances quant à leur avenir. Côté people, il y en avait également pour tous les goûts : tous champions du monde ! En boxe, hip-hop ou patinage artistique. De Christophe Tiozzo aux Pokemon Crew en passant par Olivier Schoenfelder.

Seulement, lorsqu’il s’agit de dialoguer avec Gérard Collomb, les langues ont eu du mal à se délier, malgré le professionnalisme de Samuel Etienne.

Il a largement aidé le premier à se lancer.

Le foot était d’actualité, avec une qualification controversée.

« Est-ce qu’on rejoue le match dans le grand stade à Décines ? », questionne un jeune. La réponse du maire fuse, sur le même ton, celui de la boutade. « Oui, en 2013 ! »

D’ici là, les 18 ans de ces jeunes, présents aujourd’hui, seront déjà bien loin…

Ma ville, mon canton

Najat Vallaud-Belkacem : « Elargir la communauté éducative ».

Pas de commentaire 09 janvier 2009

« Najat Vallaud-Belkacem : « Elargir la communauté éducative » « , Action Sociale, 00.05.2009 [Lire l'article]

Ma ville, mon canton

Du Chinois au Collège Molière.

Pas de commentaire 30 septembre 2008

C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai appris la possibilité désormais offerte aux collégiens de suivre un enseignement de Chinois (Mandarin) deuxième langue au Collège Molière.

Les champs de la connaissance ne constituent jamais des univers clos. Je me réjouis de cette initiative qui favorisera pour les plus jeunes la compréhension de cultures et de civilisations différentes.

En qualité de Conseillère générale et à ce titre de membre du Conseil d’administration du collège, je porte une attention toute particulière à la diversité et à la qualité de l’offre pédagogique, ainsi qu’aux conditions de travail des élèves, des enseignants et des personnels techniques et administratifs.

Billet edito

Infos du jour

28 commentaires 15 novembre 2007

Bonjour à tous, heureuse de vous retrouver pour une réaction à chaud à l’actualité du jour qui a dû comme moi vous frapper, en commençant d’abord par la décision du conseil constitutionnel qui valide les tests ADN et censure les statistiques ethniques.

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Billet edito

Donnons un statut et une formation qualifiante aux AVS

39 commentaires 23 mai 2007

attention écoleJ’ai participé il y a quelques jours à une rencontre avec l’Association des paralysés de France, l’occasion de parler du handicap, de préciser ses positions et ses propositions, mais aussi d’évoquer une fois encore la question de la scolarisation des enfants handicapés qui a été l’un des thèmes de la campagne présidentielle. Je profite de cette journée nationale d’action pour me faire sur ce blog l’écho des inquiétudes et appuyer les revendications légitimes des Auxiliaires de vie scolaire (AVS) et des Emplois de vie scolaire (EVS) qui, employés dans l’éducation nationale, accompagnent au quotidien les élèves handicapés dans les classes ordinaires.

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Ma ville, mon canton

Chat sur nouvelobs.com

32 commentaires 13 avril 2007

Nouvel ObsBonsoir à toutes et à tous, je vous mets en ligne les réponses à mon chat sur le site du Nouvel Obs qui s’est déroulé le 11 avril dernier. Cette fois encore, il y a eu énormément de questions et je n’ai malheureusement pas pu répondre à tout le monde, j’en suis, une fois encore, désolée. La campagne est dans sa dernière ligne droite et comme vous vous en doutez j’y suis engagée à fond avec beaucoup de meetings un peu partout en France. J’essaie néanmoins de trouver le temps de lire vos commentaires, pardon si je tarde parfois à réagir.

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Billet edito

Ségolène Royal, la Présidente de la réussite éducative

43 commentaires 12 mars 2007

Ce week end sur les marchés à votre contact, dans la 4ème circonscription, vous avez été nombreux à me dire que vous vous intéressiez plus aux idées qu’aux sondages, un point de vue que je partage avec vous. Je profite donc de ce blog, pour revenir sur un sujet souvent abordé lors de nos rencontres, l’école. J’animerai vendredi prochain à Lyon, un débat de restitution du pacte présidentiel consacré à ce sujet auquel je vous invite à participer.

Sur les marchésVous le savez, les débat participatifs ont donné lieu à de très nombreuses remontées qui témoignent de l’importance que les Français accordent à la question scolaire. Ségolène Royal a décidé d’en faire le coeur de son pacte présidentiel.

L’école n’apparaît en effet plus comme un lieu sacralisé, les élèves semblent perdre, peu à peu, leurs repères. Pourtant, l’école joue un rôle essentiel en tant que lieu de socialisation. C’est le lieu où doit s’apprendre le respect des règles du bien vivre en société. Les élèves sont des citoyens en puissance qui doivent être formés.

Les ZEP ont été beaucoup débattues. L’individualisation du parcours scolaire, le soutien personnalisé aux devoirs permettraient de remédier à l’échec scolaire. La création de classes à « géométrie variable » avec un maximum de 25 élèves par classe a été régulièrement évoquée.

La formation des enseignants est également abordée. Repenser totalement l’IUFM, encourager la formation continue, telles sont quelques unes des suggestions concrètes des internautes.

Sur la carte scolaire, certains pensent qu’une utilisation différente permettrait de résoudre certains problèmes, d’autres citent à plusieurs reprises l’exemple de la ville de Tours, qui a réintégré dans le centre ville les ZEP afin de favoriser la mixité sociale.

La nécessité d’un lien très fort entre l’école et les parents est soulignée pour réinstaurer la confiance réciproque. La multiplication des rencontres entre les parents et les professeurs est souhaitée tant la responsabilisation des parents est perçue comme un levier essentiel.

Se dégage le sentiment que le temps de la réforme est arrivé. Que l’école revienne aux fondamentaux ou qu’elle s’engage résolument dans la modernité, la réforme paraît essentielle pour réduire les inégalités sociales, pour permettre à tous les enfants de trouver leur place dans la société.

L’enjeu aujourd’hui est clair : 150 000 élèves sortent du système scolaire sans qualification. L’école doit tenir la promesse républicaine d’égalité scolaire. Je vous propose ici de revenir sur les principales propositions de Ségolène Royal en matière d’éducation et d’en expliquer les fondements et les attentes.

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L’Ecole en question : Café politique

2 413 commentaires 26 octobre 2006

Café politiqueComment va l’école ? Aussi bien qu’elle en a l’air dans notre quartier du 6ème, aussi mal qu’on le dit dans les quartiers relégués ? Quels sont les moyens disponibles pour lutter contre les inégalités et faire du droit à l’éducation une réalité : carte scolaire, zones d’éducation prioritaires, discrimination positive, d’autres encore ? D’ailleurs, sommes nous bien clairs sur ce que nous attendons de l’école ? Doit-elle former de futurs salariés ou de futurs citoyens ? Qu’attend-on des enseignants et quelle place les parents ont-ils au sein de cette grande institution ?

Avec Philippe Meirieu Professeur en sciences de l’Éducation – Université lumière Lyon 2

Café Réminiscence, 123 rue Bugeaud 69006 LYON, métro Brotteaux jeudi 26 octobre – 20 H 30

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